Portrait d’une nouvelle arrivante ::: Brigitte Thibault ::: Un retour aux sources

Photo_BrigitteThibault_filtreBrigitte Thibault a quitté Matane à 18 ans, heureuse de laisser derrière elle sa ville natale pour poursuivre ses études à Trois-Rivières et ouvrir ses horizons. Lorsqu’elle a fait sa valise, elle était loin de se douter que l’appel de l’Est se ferait sentir plusieurs années plus tard. Récit d’un retour aux sources.

Passionnée par plusieurs domaines, Brigitte met un certain temps à trouver sa voie. Après quelques essais infructueux, elle s’oriente finalement vers le secteur des pâtes et papier, dans lequel elle évolue durant une quinzaine d’années. Les différentes opportunités professionnelles l’amènent à de nombreux déplacements, de Montréal à Drummondville, en passant par Québec et Trois-Rivières. Lorsqu’elle revient en Matanie pour visiter sa famille, la petite ville lui paraît un peu fade, dépourvue des commerces qu’elle aime fréquenter, en bonne adepte de magasinage qu’elle est à l’époque.

« Puis, mes valeurs ont changé. J’ai revu mes priorités et modifié mes habitudes de consommation. La proximité de certaines boutiques est devenue un « avantage » qui m’intéressait de moins en moins », raconte-elle. En revanche, la proximité de ses proches est un aspect qui gagne en importance. Il y a 3 ans, sa sœur décide de faire un retour en région et entreprend une formation en photographie au Cégep de Matane. Lorsqu’elles se rencontrent, celle-ci lui parle de leur ville d’origine en des termes qui la surprennent : elle lui dépeint une vie culturelle dynamique, loin de l’idée reçue qu’elle entretient encore.

Au printemps 2015, elle doit mettre fin aux activités d’une entreprise qu’elle a mis sur pied à Drummondville et les circonstances sont favorables à un changement. C’est lors d’une fin de semaine chez sa sœur qu’elle prend sa décision : elle s’installera en région. Elle se met alors à la recherche d’opportunités au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. Rapidement, elle déniche un poste de préposée à l’accueil touristique pour le Sentier international des Appalaches, situé dans le phare de Matane. Cet emploi estival lui permet de redécouvrir les attraits de la région et de se « reconnecter » sur la vie matanaise. L’automne venu, elle reprend ses démarches de recherche d’emploi et obtient le poste d’adjointe aux ventes et au développement chez Arseno, un important fournisseur de vêtements souvenirs et corporatifs. « J’adore mon emploi, explique Brigitte. L’ambiance de travail est agréable, et je ne manque pas de défis! »

Un emploi stimulant, une offre culturelle diversifiée, la jeune femme de 18 ans n’aurait pu s’imaginer qu’elle renouerait avec plaisir avec Matane et sa région. Et pourtant! Avec une vie personnelle et professionnelle bien remplie et la proximité de sa famille, Brigitte a maintenant bel et bien replongé ses racines en Matanie.

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