Portrait de Fanny Allaire-Poliquin ::: Du développement international au développement local

Photo_FannyAllairePoliquinDepuis le 18 avril dernier, une nouvelle venue a fait son entrée au bureau du Service d’accueil des nouveaux arrivants de La Matanie (SANAM). Dans le cadre de son stage de fin de maîtrise, Fanny Allaire-Poliquin travaillera notamment sur l’organisation d’une journée de réflexion intermunicipale sur les enjeux d’accueil, d’attraction et de rétention, coordonnera la campagne estivale « J’aime La Matanie » et verra au développement du Rézo des parrains et marraines. Installée à Saint-Ulric depuis août 2015, cette Montérégienne d’origine se plaît tellement dans sa région d’adoption qu’elle souhaite œuvrer à la promouvoir.

Intéressée par l’humain, sensible à l’autre, Fanny entreprend d’abord un baccalauréat en psychologie à l’UQAM, qu’elle complète en Suède. Une fois son diplôme en poche, elle parcours l’Europe, de la Hongrie au Portugal, et posera ses valises durant six mois à Paris pour y travailler. Cette expérience de voyage sera pour elle un déclencheur : elle sait désormais qu’elle souhaite travailler dans un domaine lié à l’interculturel. De retour au Québec, elle entreprend une maîtrise en gestion du développement international et de l’action humanitaire à l’Université Laval.

Si elle se destine d’abord à une carrière à l’étranger, sa réflexion évolue au fil de sa formation : elle réalise de plus en plus que le mode de vie nomade des travailleurs humanitaires est difficilement conciliable avec une éventuelle vie de famille. Progressivement, ses intérêts se portent vers le développement local et régional. Pour la jeune femme qui a passé tous ses étés d’enfance dans un village de Charlevoix, la ruralité québécoise offre un cadre de vie idéal et un défi professionnel stimulant.

À Québec, elle croise par hasard Olivier Bouchard, qu’elle avait connu quelques années plus tôt lors de son séjour en Grèce. Il effectue lui aussi des études de deuxième cycle en administration à l’Université Laval. Les deux universitaires ne tardent pas à tomber amoureux. Bachelier en philosophie, Olivier avait enseigné au Cégep de Matane quelques années plus tôt et avait adoré son expérience. Lorsqu’on lui offre à nouveau une tâche d’enseignement à l’automne 2015, le couple doit prendre une décision. La citadine – qui se définit également comme « une fille de région » – choisit de faire le saut et de compléter sa maîtrise à distance. Ils s’installent dans le village de Saint-Ulric, dans un coquet appartement avec vue sur la mer.

Les défis de l’intégration des nouveaux arrivants, Fanny les connaît bien. Être loin de sa famille et de ses amis, cela entraîne une certaine solitude… Elle décide toutefois de ne pas céder à la nostalgie et s’implique activement dans sa communauté d’adoption. Un emploi à temps partiel à la microbrasserie La Fabrique, ses implications au sein du Carrefour international bas-laurentien pour l’engagement social et d’un comité pour la mise sur pied d’un jardin communautaire, des cours de yoga : son réseau social se tisse progressivement, en même temps que se développe un sentiment d’appartement pour la région.

Les aurores boréales qui dansent sur le fleuve, la proximité des services dans le village – dont une épicerie et un café-chocolaterie, des sites naturels comme la Chute à Ti-Mé ou des lieux plus urbains comme la boulangerie Toujours Dimanche au centre-ville de Matane : Fanny trouve son équilibre, entre des paysages apaisants et des endroits rassembleurs qui comblent son besoin d’urbanité et de vie culturelle. « Lorsque le matin, je marche avec ma chienne Taïga sur le bord de la mer, je me sens parfaitement bien, parfaitement à ma place – et je sais que j’ai fais le bon choix », affirme-t-elle.

Dynamique, polyvalente et engagée, elle sera indéniablement un atout pour le SANAM et pour sa région d’adoption. Bienvenue parmi nous, Fanny !

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