PORTRAIT – Antonio Flores ::: Rêver, puis vivre le Canada!

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Antonio Flores est originaire du Guatemala. C’est dans la capitale guatémaltèque qu’il vécut jusqu’à son 26e anniversaire et y étudia la médecine dentaire. Il pratique maintenant la denturologie… à Matane! Dans un français parfait et avec des yeux pétillants, Antonio raconte son parcours et la manière dont son rêve de venir vivre au Canada est né, alors qu’il n’avait que 10 ans.

C’est depuis le mois de juin 2017 qu’Antonio travaille à la clinique La Denturo de Matane. Lise Fillion, la propriétaire, ainsi que M. Flores, se sont rencontrés il y a une vingtaine d’années au Collège Édouard-Montpetit, durant des études de denturologie.

Au printemps dernier, Lise est à la recherche d’une personne supplémentaire pour compléter son équipe et elle contacte Antonio qui accepte de venir lui rendre visite. Lise prévoit tout : c’est une véritable opération séduction qui attend son ancien collègue de classe! Pendant trois jours, elle déploie les plus beaux charmes de La Matanie à son invité, fait des détours pour passer devant les paysages les plus typiques, vante l’absence de trafic et la chaleur des gens, lui fait goûter aux saveurs locales et lui présente des amis tous plus sympathiques les uns que les autres. Ce marathon de charme ne laisse pas Antonio indifférent qui, au terme de l’expédition, accepte de venir travailler ici une semaine sur deux. Vivant à Montréal depuis son départ du Guatemala, il y a plus de 30 ans, c’est une nouvelle aventure qui débute alors et qui lui permettra de découvrir de nouveaux airs canadiens… ceux du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie!

Antonio Flores

Antonio Flores, à sa première journée de travail à Matane avec l’équipe de La Denturo à ce moment : Lise et Martin, tous deux originaires de Montréal et anciennement nouveaux arrivants eux aussi, ainsi que Fanny du SANAM, venue lui souhaiter la bienvenue!

Rêver le Canada et s’y installer!

Comment se fait-il qu’à l’âge de 10 ans, le rêve de venir vivre ici devînt si fort qu’il poussa le jeune guatémaltèque, 16 ans plus tard, à tout laisser derrière pour venir s’installer dans le pays de l’hiver? Dans sa ville natale de Guatemala ciudad, Antonio avait un ami dont la mère travaillait à l’Ambassade canadienne. Il allait souvent leur rendre visite et on lui racontait fréquemment ce pays nordique, photos à l’appui. « Je suis tombé en amour avec le Canada! », se souvient Antonio.  Dès lors, le rêve canadien n’était jamais bien loin. Seize ans plus tard, la situation s’aggrava au Guatemala et plusieurs conflits explosèrent, rendant la ville et le pays de moins en moins sécuritaires. C’est ainsi qu’il décida d’entreprendre des démarches pour immigrer ici. On lui donna le choix entre trois villes où s’installer : Vancouver, Toronto ou Montréal. C’est un autre coup de cœur qui précipita son choix : il rencontra une femme qui parlait français : « À ce moment, je suis tombé en amour avec le français! », s’exclame Antonio, comme s’il était encore stupéfait de la suite des événements! Il allait donc déménager à Montréal! C’était en 1982 et bien qu’il soit tombé sous le charme de la langue française, il n’en parlait pas un seul mot à son arrivée! Cela ne l’empêcha pas de trouver un emploi dans un restaurant à peine une semaine après avoir posé les pieds en sol montréalais! Au travail, il apprit à se débrouiller en français et apprit aussi rapidement la profession de cuisinier, qu’il exerça ensuite pendant un moment. Il avait bien en tête ce que sa mère lui avait souvent répété : « Quoi que tu fasses, apprends »! S’enchaînèrent par la suite des cours de français puis un DEC en denturologie. Il devint ami à ce moment avec Lise Fillion et ils graduèrent ensemble en 1999, après quoi chacun poursuivit son chemin. Antonio pratiqua la denturologie durant de nombreuses années à Montréal.

Selon lui, son parcours est une preuve qu’on peut réussir, peu importe d’où on part et les défis à surmonter. Il parle maintenant un excellent français, langue qu’il adore toujours et tout autant que sa vie au Canada dont il avait tant rêvé. Il a du plaisir à travailler avec son équipe de La Denturo de Matane et aime le « côté latin » des Matanais qui se connaissent et s’envoient la main d’un trottoir à l’autre. Et nous, on aime le « côté Antonio » qu’il apporte ici, avec son sourire réconfortant et accompli! Bienvenue Antonio! Nous souhaitons te garder longtemps parmi nous!

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Mathieu Trépanier – Jeune professionnel déterminé!

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Mathieu Trépanier est chargé de projet au Fonds d’innovation et de développement économique local de La Matanie (FIDEL) depuis l’été 2017. C’est l’obtention de cet emploi qui l’amène à prendre la route vers l’Est depuis Montréal en août dernier et à s’installer à Matane. Ce qui l’attendait? Un défi professionnel très stimulant et une vie matanaise qu’il allait adorer! Voici le portrait d’un nouvel arrivant déterminé qui s’est rapidement plu dans notre région.

Originaire de LaSalle à Montréal, Mathieu est l’un de ceux qui s’intéresse à un éventail impressionnant de sujets. Il a étudié en Sciences de la santé au Cégep, est Bachelier en Sciences politiques de l’Université de Montréal, a obtenu une maîtrise en Histoire de l’Université du Québec à Montréal, effectué un microprogramme en enseignement post-secondaire et alla finalement compléter un second baccalauréat, cette fois-ci en Histoire. Ah oui, il est aussi photographe à ses heures, nourrit une passion pour la politique et l’histoire des États-Unis – il a d’ailleurs mis les pieds dans plus de 30 états américains (!).

Après ses études en 2015, Mathieu commence à chercher un emploi dans son domaine. Cependant, il se heurte vite à la réalité du marché de l’emploi et son rêve d’obtenir un poste d’enseignant en histoire et science politique au niveau collégial est moins atteignable qu’il espérait. En février dernier, l’une de ses amies vivant à Matane l’informe que le nouveau Fonds d’innovation et de développement économique local de La Matanie (FIDEL) est à la recherche d’un troisième membre pour compléter son équipe. Cette opportunité représente un défi professionnel très intéressant pour Mathieu qui décide de postuler. Quelques mois plus tard, il obtient le contrat et s’installe dans son nouveau chez-lui matanais.

Son emploi et son nouveau milieu de vie lui plaisent. Ce travail lui a d’ailleurs permis de connaître rapidement la région – ses enjeux, défis et forces et de créer plusieurs liens Mathieu connaît drôlement bien La Matanie bien qu’il soit installé ici depuis moins d’un an!

Même s’il venait souvent dans la région rendre visite à son amie, le Montréalais d’origine constate rapidement que Matane au quotidien lui plaît autant que le Matane qu’il connaissait de passage. « Quand j’ai commencé à venir en visite à Matane en 2014 je suis tout de suite tombé en amour avec le feeling de la ville! raconte Mathieu. Et depuis que je vis ici, je ne manque de rien! » Pour la bonne viande son boucher de prédilection est à l’Épicerie St-Gelais ; sa soif de houblon est étanchée par la Brasserie artisanale La Fabrique ; sa lentille trouve des sujets à quelques rangs de chez lui ; les options de road trips sont infinies (ou presque!). L’hiver prochain, il souhaite s’impliquer plus dans sa communauté et entend entreprendre un certificat en administration à l’UQAR… Décidément, avec une université à une heure de route, Mathieu semble comblé!

Nous te souhaitons bienvenue dans ton nouveau chez-toi, Mathieu!

 

Mélina Robichaud ::: Suivre ses coups de cœur!

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Native de Shawinigan, Mélina est une fille active, friande de voyages, de planche à neige et avide de découvertes de toutes sortes (pour vous donner une idée : dans la dernière année elle a appris à tricoter, à cuisiner du tempeh, s’est perfectionnée à l’origami, à la menuiserie et a gravi presque tous les montagnes du coin). Elle est également l’une des rares soudeuses de la région et son métier la passionne. Mordre dans la vie, vous dites? Mélina semble avoir trouvé l’équilibre entre des pieds bien sur terre et un coeur pour guider ses pas et c’est La Matanie qu’elle a choisie comme terrain de jeu pour vivre et s’épanouir!

Comme plusieurs nouveaux arrivants, c’est le hasard qui amène Mélina ici pour la première fois. Son parcours ne laissait pas présager qu’elle allait devenir l’une des seules soudeuses de La Matanie!

Après quinze ans de travail en restauration, elle commence à œuvrer dans les Centres jeunesses comme évaluatrice, suite à l’obtention d’un baccalauréat en psychoéducation à Trois-Rivières. Mélina décide de se réorienter après quelques années dans le milieu. Différentes opportunités l’amènent à partir vivre en Allemagne. Là-bas, on lui propose de travailler comme manoeuvre dans une entreprise de soudure. Il s’agit d’un emploi qui requiert un minimum de connaissances de l’allemand ce qui est donc bien pratique pour ses premiers temps là-bas. Mélina se surprend à développer un réel intérêt pour ce domaine. Pour mieux s’intégrer, elle décide d’apprendre l’allemand et sa motivation est sans faille : elle réussit son cours et il s’agira de l’un des plus importants accomplissements de sa vie.

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Mélina en randonnée au Mont Olivine, dans le Parc de la Gaspésie

Le vent change de direction et la ramène en terre trifluvienne en 2013 après deux années passées en Europe. Elle commence un cours de soudage qui confirme la piqûre qu’elle avait eue en Allemagne pour ce domaine. C’est ainsi qu’elle décide d’en faire son métier et est embauchée chez Marmen à Trois-Rivières. Puis, on lui propose d’aller travailler pour quelques mois Matane et elle accepte cette offre, son penchant pour l’aventure n’étant jamais bien loin. « Après trois mois à Matane, je ne voulais plus partir parce que j’étais trop en amour avec la place! », raconte-t-elle. On lui offre alors un poste à Matane et c’est ainsi qu’en juin 2016 elle s’installe ici. « C’est un coup de coeur que j’ai eu, je l’ai suivi et je ne le regrette absolument pas, tout comme le choix de faire de la soudure », explique-elle.

Comment ça se passe de travailler dans un monde principalement masculin, vous demanderez-vous? « Bien, répond Mélina. Il est certain que ce n’est pas fait pour tout le monde, mais le genre n’a pas grand-chose à voir avec le métier, ce sont les compétences qui sont plus importantes ». Il faut se l’avouer, il s’agit tout de même d’un choix audacieux et inspirant!

Mélina a beau avoir vécu en Barbade lors d’un échange étudiant, avoir parcouru le chemin de Compostelle, sillonné les pays d’Europe et dévalé les montagnes de l’Ouest canadien, c’est à Matane qu’elle a envie de s’établir à long terme. Même si on ne sort pas la voyageuse de la fille, elle dit trouver ici tout ce qu’il lui faut pour s’épanouir personnellement, se dépasser professionnellement et combler sa soif de plein air. Elle semble avoir trouvé une place taillée sur mesure pour elle! Bienvenue chez toi Mélina!

Pauline et Marine ::: Des jumelées complices!

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Pauline et Marine durant une activité de traîneau à chien organisée par Rézo Matanie

Voici l’histoire du jumelage entre Pauline et Marine qui nous livrent un témoignage complice!

Marine est une ancienne étudiante en Technique de tourisme au Cégep de Matane. Dans un portrait réalisé sur elle en 2015, nous avions parié de son dynamisme qui allait certainement lui permettre de trouver des opportunités professionnelles à sa mesure après ses études. Pari gagné! Marine habite maintenant à Rimouski et y a trouvé un emploi qu’elle adore dans son domaine! Ayant elle-même bénéficié de l’accompagnement précieux d’une marraine dans le cadre du jumelage interculturel, elle avait envie de redonner au suivant et de s’inscrire comme marraine à son tour à l’automne 2016. C’est ainsi qu’elle rencontra Pauline il y a un an!

Pauline est originaire de l’Île de la Réunion et étudie actuellement en Technique d’Animation 3D et synthèse d’images au Cégep de Matane. Elle est aussi une passionnée de chevaux. C’est d’ailleurs la demande spéciale qu’elle fit au SANAM lorsqu’elle s’inscrit au projet de jumelage : elle désirait rencontrer quelqu’un vivant ici qui avait aussi un intérêt pour l’équitation. C’est ainsi que nous avons jumelé Pauline et Marine que nous vous invitons à écouter raconter leur expérience dans cette capsule vidéo!

Youssef Ifkarane ::: Un rêve de montagnes et de mer qui prend vie!

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C’est dans la ville marocaine de Casablanca que Youssef est né et a passé la plus grande partie de sa vie. Au travers des cinq millions de personnes qui y habitent, le trentenaire y a fait son chemin professionnel dans le génie informatique. Ce qui l’a amené ici? « Le hasard », dit-il! Même s’il existait au fond de lui un rêve de vivre dans un village entre les montagnes et la mer, Youssef explique qu’il n’a jamais cherché activement à atteindre ce but… jusqu’au jour où les opportunités se succédèrent afin de lui offrir la chance de vivre dans ce milieu de vie… à Les Méchins!

Youssef est arrivé à Montréal en 2011. Il connaissait déjà plusieurs personnes qui vivaient dans la métropole, ce qui facilita grandement son intégration. Il n’en demeure pas moins que certains aspects de la culture nord-africaine comportent quelques différences avec celle nord-américaine! La première différence marquante pour Youssef fut l’accent québécois. Bien qu’il parlait le français, son oreille n’a pas eu le choix de s’habituer rapidement à nos expressions et notre jargon puisqu’il a été embauché deux semaines après son arrivée comme agent de soutien technique chez Vidéotron. Ceci étant dit, l’immersion demeure la façon la plus rapide d’apprendre! La deuxième différence marquante avec l’Afrique du Nord fut notre hiver. Au Maroc, les hivers peuvent ressembler à nos soirées fraîches d’été et le choc thermique du premier hiver a été mémorable! « Je savais que c’était froid, mais je ne savais pas que c’était frette », s’exclame-t-il! Si son premier hiver fut le plus dur, il fut aussi le plus beau ; « c’est incroyable de ne plus voir sa voiture parce qu’il est tombé trop de neige » raconte Youssef en se rappelant sa première grosse tempête hivernale.

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Youssef en train de pêcher à Les Méchins

À la fin d’un programme de quatre ans à l’École de technologie supérieure de Montréal en Génie des opérations, un ami invite Youssef à visiter Les Méchins et le réfère pour un emploi à Verreault Navigation. Non seulement la région le séduit, mais il obtient l’emploi! Se pourrait-il que le rêve qui l’habitait prenne forme? Il semble que oui! Youssef arrive ainsi à Les Méchins en octobre 2015. Il se sent tout de suite bien accueilli dans sa communauté d’accueil et son nouveau milieu de travail. Il trouve que les gens sont souriants, sociables et qu’ils l’acceptent tel qu’il est. Cette chaleur humaine qu’il rencontre lui rappelle celle du Maroc et de ses habitants. D’ailleurs, Youssef raconte qu’à son arrivée, une femme lui a offert un plat qu’elle lui avait préparé! Ce geste d’accueil touchant lui a drôlement rappelé cette coutume marocaine qui veut que les voisins partagent fréquemment des plats qu’ils cuisinent! Heureuse coïncidence!

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Raquettes aux pieds, devant quelques bisons à St-Ulric, lors d’une activité Rézo Matanie

Youssef est bien intégré à Les Méchins et le village de Les Méchins semble l’avoir adopté en retour! Il se plaît à aller pêcher le maquereau sur le quai, à se rendre à Sainte-Anne-des-Monts pour participer à la ligue de soccer, à jouer au volley-ball à Matane et à pouvoir profiter de toute la nature qui entoure son nouveau chez lui.

Nous sommes très heureux que notre région puisse t’offrir le cadre de vie dont tu rêvais et nous souhaitons te garder longtemps parmi nous, Youssef! 

 

Marine et Rémi ::: Quand les vagues mènent à Matane!

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Marine et Rémi en route pour venir à Matane avec leurs chats Chic et Choc ! (Chic et Choc se nommaient ainsi avant même que le couple ne connaisse notre coin de pays et s’y établisse! Quelle coïncidence! )

Marine et Rémi se sont établis à Matane depuis à peine février 2017. Ils ont tous les deux grandi à côté de la mer en France et leur histoire en est une de voyages et d’aventures maritimes! Traverse de l’Atlantique sur un voilier qu’ils ont eux-mêmes construit, vie en Guadeloupe, courses de voile…  Difficile de ne pas leur poser des dizaines de questions lorsqu’on en apprend plus sur leur parcours atypique!

On vous invite à rencontrer ces amoureux de la nature et de la mer!

Rémi est né à Nîmes et Marine à Laval. Pas notre Laval québécois ; celui situé près de la côte atlantique française. La Lavalloise a ensuite grandi à Sainte Foy, étudié à Saint Nazaire puis à Brest et a travaillé à Paris, Nantes et Toulouse! Rémi, lui, est diplômé en Science et génie des matériaux. Il a travaillé à son compte durant 8 ans à la réparation de bateaux de course. En 2013, il décide de se consacrer à la course en voilier et de participer pour une seconde fois à la Mini-Transat. Il s’agit d’une course de 7 500 km en solitaire sur les plus petits bateaux de course au large (seulement 6,50 mètres)! Il termine le parcours Douarnenez-Guadeloupe en 19 jours et termine… 3e! Cette course est décidément un moment important car c’est aussi là qu’il rencontre Marine qui accompagnait alors la Mini-Transat.

Diplômée d’une école d’ingénieur française en architecture navale, Marine entretient elle aussi un véritable amour pour la voile et la navigation. Cette passion commune les amène à construire un voilier sur lequel ils vivront durant plusieurs mois, entre Toulouse et les Antilles. 

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Marine et Rémi dans leur élément! 

Le couple s’établit ensuite en Guadeloupe après s’y être fait proposé du travail. Cependant, les réalités du marché de l’emploi les amènent à considérer le Québec comme nouvelle destination pour travailler et vivre. Marine postule alors pour quelques entreprises au Québec. Méridien Maritime est la première à la recontacter et ils sont déterminés à la faire venir à Matane. On lui offre un emploi dont elle rêvait depuis longtemps et elle accepte avec enthousiasme cette opportunité. Rémi, pour sa part, doit renoncer à un contrat en Guadeloupe. Il avait déjà bien aimé le Québec alors qu’il y avait mis les pieds au moment de faire la course Transat Québec St-Malo en 2012. Il décide donc de tenter le tout pour le tout et de suivre Marine sur la péninsule gaspésienne!

Tout s’est fait rapidement! En quelques mois, ils ont tous les deux rempli les documents d’immigration, quitté la Guadeloupe, trouvé un logement et des voitures, Rémi s’est aussi trouvé un emploi chez Méridien Maritime et ils se sont installés avec leurs trois chats : Chic, Choc et Toc (Chic et Choc se nommaient ainsi avant même que le couple ne connaisse notre coin de pays et s’y établisse! « C’est le destin! », lancent Rémi et Marine). Depuis leur arrivée, ils passent leurs fins de semaine à parcourir notre région et ils apprécient ce qu’ils découvrent. L’omniprésence de la nature, les services à proximité et les nombreuses activités de plein air disponibles comblent leur quotidien, disent-ils. Arrivés en plein mois de février, le premier -36 degré Celsius a marqué un contraste assez fort avec la température de l’île qu’ils venaient de quitter, mais l’accueil qu’ils ont reçu semble avoir amoindri les quelques rudesses de l’hiver.

Nous espérons que vous allez vous plaire longtemps ici, Rémi et Marine! 

Mamoud Mbouombouo ::: Partager nos cultures!

Mamoud Mbouombouo

Mamoud arborant un « Bâbouoh », un chapeau de noblesse porté pour les grandes cérémonies

Mamoud est arrivé à Matane il y a 16 mois suite à l’obtention d’un emploi chez Marmen. Il ne se verrait pas vivre ailleurs qu’en région, même s’il dit connaître les défis propres à notre éloignement des grands centres, la tranquillité qu’offre notre milieu est essentielle pour lui. Personne engagée de nature, il mène plusieurs projets dont celui de faire découvrir une partie de la culture africaine et camerounaise aux personnes dans La Matanie. « Si je connais la poutine, c’est parce qu’on me l’a fait découvrir. Si vous ne connaissez pas le couscous de chez moi, c’est parce que personne ne vous l’a fait goûter! », s’exprime-t-il. Il faut partager nos cultures! 

Foumban est une ville de l’Ouest du Cameroun qui a vu naître Mamoud. Il exerça dans cette région le métier de sculpteur sur bois à partir de l’âge de 11 ans. Il a appris très tôt l’entrepreneuriat et il se plait à prendre part à toutes les étapes du processus d’affaires. De la fabrication à la vente, Mamoud a développé une expertise comme sculpteur sur bois. Il est même souvent parti vendre ses sculptures notamment en Europe.

Diverses opportunités l’amènent à prendre un vol pour le Québec il y a de cela presque 4 ans. C’est à Chicoutimi qu’il s’installe, connaissant déjà quelqu’un qui y vivait. Là-bas, il s’implique et devient vice-président des Africains. Il travaille aussi sur un projet de boutique d’artisanat qui ne verra malheureusement pas le jour. Après quelques constats et conseils de la part de personnes de confiance, il décide de retourner étudier pour suivre une formation en soudure. « Après une quinzaine d’années à œuvrer dans le milieu du travail et de l’entrepreneuriat, le retour sur les bancs d’école n’est pas une évidence », explique-t-il. Cependant, cette formation lui permet d’obtenir un emploi chez Marmen. Il quitte alors Chicoutimi, traverse le fleuve et s’installe à Matane en janvier 2016.

Aujourd’hui, ses projets à Matane le motivent et il s’implique notamment dans le comité Rézo Matanie depuis mai 2017. Il contribue ainsi à organiser une programmation d’activités pour les nouveaux arrivants québécois et les personnes immigrantes. Un autre projet qui lui tient à cœur est la valorisation des échanges interculturels en Matanie. C’est pourquoi, depuis peu, Mamoud a créé une branche matanaise de l’Association camerounaise Noun mon beau département, nommée ainsi en raison du département camerounais d’où vient Mamoud. Le but de cette association ici sera de nous faire découvrir plusieurs aspects du Cameroun et de l’Afrique à travers diverses activités. Nous croyons nous aussi qu’il est important de créer des occasions d’échanges interculturels et nous espérons que vous aurez autant envie que nous de goûter à ce fameux couscous de chez lui !

Encore une fois, bienvenue parmi nous Mamoud! Nous te souhaitons la meilleure des chances dans tes projets et te remercions de ton implication!