En Quête dans La Matanie !

Une invitation à découvrir le territoire autrement !

Durant le mois de septembre, la population est invitée à découvrir le territoire de La Matanie autrement. « En Quête dans La Matanie » propose deux activités : une initiation au Géocaching et le Défi photo « Dézoom ». Ces deux activités, qui peuvent être réalisées de manière autonome par les participants, proposent des parcours qui les guideront partout sur le territoire. Des prix de participation d’une valeur de 250$ seront offerts parmi les participants.

« Le Géocaching fait plusieurs adeptes en Matanie, mais est aussi méconnu. Explique Fanny Allaire-Poliquin, coordonnatrice au SANAM. Il s’agit pourtant d’une façon très originale de découvrir le territoire. Nous avons préparé des parcours qui amèneront les participants dans des lieux incontournables de La Matanie. Il s’agit d’une très belle façon de découvrir ou de redécouvrir le territoire, qu’on y habite depuis longtemps ou qu’on vienne tout juste d’arriver ».

Un guide complet disponible à l’adresse http://bit.ly/EnQuetedansLaMatanieGuide , oriente le participant étape par étape afin qu’il puisse se lancer dans sa quête et qu’il trouve les photos à identifier et les objets cachés (géocaches).

Seule une voiture – ou pourquoi pas un vélo, est requise pour pouvoir participer. Les parcours peuvent être réalisés en tout ou en partie, durant une ou plusieurs journées. Aucune inscription n’est requise.

PRIX DE PARTICIPATION

Les personnes qui participeront durant le mois de septembre sont invitées à remplir un formulaire en ligne pour courir la chance de gagner l’un des prix de participation suivants :

  • Un cours d’équitation avec MPC Dressage classique combiné à une nuitée au Manoir des Sapins à Sainte-Félicité, déjeuner inclus au café-crêperie Les Gamineries. (pour 4 personnes)
  • Une sortie en traineau à chien avec Aventures pattes blanches et une nuitée au Gîte Confort et Chocolats à Saint-Ulric. (pour 4 personnes)

Le tirage aura lieu pendant la semaine du 5 octobre 2020.

Afin de donner aux résidents, aux nouveaux arrivants et aux touristes de passage une occasion différente de découvrir le territoire, la MRC de La Matanie, Tourisme Matane, le Service d’accueil des nouveaux arrivants de La Matanie, Place aux jeunes région Matane et Rézo Matanie se sont associés pour offrir cette activité originale.

Cette initiative est financée par la MRC de La Matanie, le Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration via le programme Mobilisation-Diversité, le Secrétariat à la jeunesse et les partenaires locaux du SANAM et de Place aux jeunes région Matane.

Offre d’emploi au SANAM – Chargé-e de projet jumelage et activités collectives

Offre d’emploi

Chargé-e de projet jumelage et activités collectives

Bref descriptif de la tâche :

Sous la supervision de la coordonnatrice du Service d’accueil des nouveaux arrivants de La Matanie, le ou la chargé.e de projet jumelage et activités collectives aura comme principal mandat de coordonner le projet de jumelage interculturel du SANAM. En parallèle, il ou elle sera responsable d’organiser une programmation d’activités collectives, afin de favoriser l’intégration des personnes immigrantes en Matanie et le réseautage interculturel avec des membres de la communauté.

Tâches :

  • Coordonner le projet de jumelage interculturel du SANAM
    • Mettre en place une stratégie de recrutement;
    • Former les bénévoles participants au projet;
    • Assurer un suivi des jumelés;
    • Développer des activités de réseautage interculturel pour les jumelés;
    • Planifier, organiser et évaluer les activités et le projet;
  • Organiser des activités collectives
    • Organiser des activités collectives selon une planification préliminaire, dont des rencontres interculturelles pour femmes, des activités d’échange linguistique, des sorties culturelles et de découverte du territoire et des séances d’information;
    • Mettre en place une stratégie de promotion des activités pour inciter la participation;
    • Évaluer les retombées des activités.
  • Réaliser les projets et activités en collaboration avec des acteurs et organismes du milieu;
  • Effectuer des tâches administratives (rédiger des rapports, gérer le budget des projets, comptabiliser différentes données);
  • Recueillir des données concernant la participation et l’appréciation des activités et les analyser de façon à améliorer les activités futures;
  • Effectuer toute tâche connexe.

Profil recherché :

  • Détenir un diplôme collégial ou universitaire pertinent ou une expérience équivalente pertinente;
  • Avoir de grandes habiletés en relation interpersonnelle;
  • Avoir une connaissance et un intérêt pour la diversité culturelle;
  • Détenir de l’expérience en relation interculturelle;
  • Avoir de l’expérience en gestion de projet et organisation d’événements;
  • Posséder une bonne capacité à travailler en collaboration et en équipe;
  • Détenir une bonne maîtrise des outils bureautiques et des plateformes de rencontres virtuelles;
  • Détenir un permis de conduire valide;
  • Avoir la capacité d’interagir en anglais et espagnol (ou autre langue) (un atout).

Compétences :

  • Excellente écoute, empathie et communication;
  • Facilité à établir une relation de confiance avec les gens;
  • Sens de l’organisation, de la gestion du temps et des priorités;
  • Autonomie et sens de l’initiative;
  • Leadership et esprit mobilisateur;
  • Bonne capacité d’adaptation au changement et créativité;
  • Enthousiasme et dynamisme;
  • Maîtrise du français écrit et parlé.

Conditions :

  • 35 heures par semaine;
  • Le salaire offert est de 24,94$ / heure;
  • Travail de jour, exceptionnellement de soir et de fin de semaine;
  • Contrat jusqu’au 30 juin 2021, avec possibilité de prolongation.

Pour postuler :

Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae ainsi qu’une lettre de motivation avant le 13 septembre 2020, 17h, à l’adresse courriel suivante : sanam@cgmatane.qc.ca

Seules les personnes retenues seront contactées.

Danses du monde le 22 août au Parc des îles de Matane!

Vous aimez danser? Vous aimez apprendre et voyager?

Le 22 août de 15 h 00 à 18 h 00*, sur la plateforme de danse du Parc des îles de Matane, venez apprendre 5 danses du monde en compagnie de 5 passionéEs de danse qui vous apprendront les pas et de DJérôme qui assurera l’ambiance musicale.

Cet événement est gratuit, aucune inscription n’est requise. Des bouchées du monde et rafraîchissements seront offerts!

Pour vous rendre à la plateforme de danse, vous devez marcher environ 5 à 10 minutes à partir du centre-ville de Matane.

Découvrez les enseignants et passionnés de danse qui seront présents

Michaël Lecomte : Enseignant à l’école Et que ça danse à Matane, il sera présent samedi pour vous apprendre le Gumboot! Passionné de rythmes et de percussions, Michaël adore partager son expérience et faire découvrir la magie que l’effet du groupe peut engendrer! Avec le Gumboot, une danse originaire de l’Afrique du Sud, « on devient toutes et tous notre propre section musicale et rythmique par la percussion corporelle!… Avec l’énergie qu’on déploie, on se fait notre propre musique nous-mêmes! »

Dunja Stajic : Elle aussi enseignante à l’école Et que ça danse à Matane, elle a obtenu une formation en ballet classique avant d’immigrer au Canada à l’âge de 11 ans. Elle s’est ensuite orientée vers les styles latins et urbains, puis s’est spécialisée en hip hop, dancehall et heels à Montréal. Membre et fondatrice de troupes de danses, Dunja est sans aucun doute une passionnée! Profitez de son expertise et venez apprendre le Dancehall, une danse originaire de la Jamaïque.

Emmanuelle Grondin-Pérouma et Danielle Cyr : Originaire de l’Île de la Réunion, Emmanuelle danse depuis qu’elle sait marcher! Après s’être installée à Rimouski en 2014, elle a continué à y enseigner la danse. Sa vision de la danse : un art qui permet de tisser des liens culturels et de partager nos différences, un moyen de connaitre nos histoires respectives. Son acolyte, Danielle, est originaire de la Gaspésie et participe à bon nombre de prestations et d’ateliers avec elle. Elles nous apprendront le Maloya, une danse traditionnelle de l’île de la Réunion, ainsi qu’une danse de style kuduro sur une musique afropop qui fait sensation en ce moment!

Sandrine Edmond: Avec Sandrine, nous voyagerons en Martinique pour apprendre le Bèlè, une danse traditionnelle de son île natale. Installée à Matane depuis 2017, Sandrine affectionne la danse depuis longtemps. Elle a fait partie de troupes étant plus jeune et elle continue de danser dès qu’une occasion se présente. C’est pourquoi elle tient à nous partager un peu de chez-elle à travers le Bèlè. Plus large qu’une simple danse, cette pratique a pris naissance dans le contexte socio-culturel riche et unique à la Martinique et à son histoire. Ne manquez pas cette occasion unique d’apprendre le Bèlè!

*En cas de pluie, l’événement sera reporté au dimanche 23 août, de 10h à 13h. Une annonce sera faite dans l’événement Facebook et la page Facebook de Rézo Matanie

Rézo Matanie fête ses 10 ans !

Il y a 10 ans déjà, trois amis aux origines et parcours différents venaient de s’installer à Matane. Ils partageaient l’envie de se créer un réseau social et de s’impliquer pour favoriser les occasions de rencontres entre nouveaux arrivants et Mataniens.

Catherine Berger, originaire de Rimouski et nouvellement arrivée à Matane en 2009, Cyrille Wandji, un Camerounais d’origine qui s’ancrait progressivement dans la région à travers le bénévolat, et Marie-Claude Soucy, originaire de Matane, qui s’y réinstallait après plusieurs années passées à l’extérieur, ont tous les trois imaginé et mis sur pied Rézo Matanie.

En devenant chargée de projet pour le SANAM et agente de migration pour Place aux jeunes région Matane, Catherine Berger et Marie-Claude Soucy ont respectivement intégré Rézo Matanie aux activités de leur service tout en maintenant une forte collaboration, permettant la mise sur pied d’une stratégie d’accueil commune et concertée pour tous les groupes d’âges.

En 10 ans, Rézo Matanie, c’est…

::: plus d’une centaine d’activités de découverte du territoire et de réseautage (initiations à la pêche, au curling, aux sports hivernaux, excursions dans la Réserve faunique de Matane, traversées du fleuve, innombrables potlucks interculturels, 5 à 7 thématiques (ou 5 à tard pour certains..), soirées pour célibataires, karaokés et pistes de danse enflammées, rallyes de découverte intermunicipaux, ateliers sur l’histoire du territoire…ne sont que quelques-unes des activités réalisées par Rézo!)

::: des centaines de participant.e.s de toutes origines, générations, appartenances ethniques ou religieuses, des familles, des jeunes professionnels, des étudiants internationaux et des Mataniens accueillants

::: de nombreux et précieux bénévoles impliqués pour faire de La Matanie un milieu accueillant et dynamique

::: des dizaines de collaborations avec des organismes communautaires, culturels, socioéconomiques, des comités, des municipalités, des personnes passionnés, etc.

::: des liens tissés, des amitiés créées (et même quelques couples formés!), une communauté plus ouverte et des nouveaux arrivants qui s’enracinent petit à petit, rencontre après rencontre.

Les débuts de Rézo : le désir de rencontrer et de s’impliquer

Catherine Berger raconte la création de Rézo Matanie dans un article intitulé  » Une région tricotée serrée » qu’elle a rédigé pour le journal le Mouton Noir en 2015. Elle écrit :

« Passer d’une conversation à la boulangerie avec un sympathique inconnu à l’intimité de la cuisine d’un ami, tel est le défi du nouvel arrivant. C’est pour cette raison qu’un an après mon retour en région, en 2010, je me joignais à deux amis pour former Rézo Matanie, une plateforme de réseautage destinée à créer des liens entre nouveaux arrivants et autres Mataniens.

Nous étions trois, avec trois parcours distincts et une ferme volonté de participer à rendre notre nouveau milieu encore plus accueillant. « Il fallait trouver davantage de prétextes, d’occasions de rencontres », raconte Marie-Claude. « Et pas seulement au bénéfice des nouveaux arrivants : pour l’ensemble de la communauté, qui s’enrichit de cette diversité. » Des « prétextes » tels que des ateliers de cuisine le dimanche, une sortie d’initiation à l’ornithologie ou des potlucks multiculturels baptisés « cabanes à palabres ». Autant d’activités qui permettent d’aller au-delà des conversations sur la météo.»

L’apport des bénévoles, au coeur de Rézo !

Rézo Matanie n’aurait pas eu autant de succès et rejoint autant de personnes sans l’apport des précieux bénévoles qui s’y impliquent. Le Comité Rézo Matanie est constitué de nouveaux arrivants, de personnes immigrantes et de Mataniens d’origine ou d’adoption qui s’impliquent, ainsi que des nouveaux autres collaborateurs, dans l’organisation des activités.

Une vision qui perdure

Il y a 10 ans, la création de Rézo Matanie représentait le début d’une vision de l’accueil, de l’attractivité et de l’intégration en Matanie. Un accueil convivial et chaleureux pour toutes et tous, une communauté ouverte et impliquée dans l’intégration de ses nouveaux arrivants. Depuis, Rézo Matanie a même inspiré d’autres régions à créer leur propre « Rézo » !

«  Il n’y a là rien de révolutionnaire… et pourtant si, un peu. Travailler à attirer, à accueillir et à retenir de nouveaux citoyens en région, alors que le gouvernement s’acharne à ne voir le développement que dans les grands centres urbains, ça prend une certaine dose d’idéalisme. (…)

Trois amis, trois parcours très différents, mais une certitude : qu’on vienne de la ville voisine ou du bout du monde, nos initiatives tissent des solidarités qui ancrent.» – Catherine Berger  » Une région tricotée serrée »

Nous ne pouvons que souhaiter un autre 10 ans d’activités et de rencontres pour Rézo Matanie!

Le SANAM souligne la fête des pères – Tournée

Le dimanche 21 juin 2020, à l’occasion de la Fête des pères, nous avons fait une surprise aux papas nouveaux arrivants et Néo-Mataniens avec qui le SANAM est en suivi!

Sandrine et Fanny ont chacune entrepris une petite tournée pour leur remettre un petit cadeau. Nous accordons de l’importance au maintien des liens avec tous et toutes et sommes heureuses d’avoir pu souligner cette journée et prendre des nouvelles des papas! 

Le SANAM souligne la fête des pères – Portraits de papas néo-mataniens

À l’occasion de la fête des Pères, le SANAM a réalisé une série de portraits de papas néo-mataniens d’origine immigrante sur la thématique « Immigrer au Québec pour donner un avenir à ses enfants ». L’objectif est d’aller à leur rencontre et de présenter les défis et enjeux auxquels ils peuvent être confrontés.

Luis Fabian ::: Élever ses enfants dans deux cultures différentes

Originaire de la République Dominicaine, il est arrivé à Matane en 2015.

J’ai 35 ans. En 2011, je suis arrivé au Canada dans la province du Nouveau-Brunswick. À Matane, je suis soudeur et je travaille à Produit Métallique AT.

J’ai deux enfants : Zoé qui est née en République dominicaine en 2010 et Noah qui est né en 2012 au Nouveau-Brunswick. Élever mes enfants à la fois dans la culture québécoise et dominicaine est une expérience agréable. Il faut dire que c’est très aidant d’avoir des aires de jeux à Matane. C’est super pour les familles!

Pour que mes enfants puissent découvrir la culture de la République dominicaine, je cuisine des plats traditionnels tels que « El mangù ». On écoute beaucoup de musique de mon pays et on danse sur des styles de musiques latines comme la bachata, le merenge et le regueton!

Mes enfants sont tout pour moi et je veux le meilleur pour eux !

Kevin Maillot ::: Être un père aux études

Étudiant en multimédia au Cégep de Matane, originaire d’une petite île paradisiaque de l’océan Indien : l’Île de la Réunion !

J’ai eu 30 ans cette année et je suis le père d’une petite princesse de bientôt 5 ans. Je suis arrivé à Matane en 2018.

Au Cégep de Matane, j’ai choisi d’étudier en multimédia, car c’est l’une des rares branches où on peut toucher à tout. Par la suite, on a l’opportunité de se spécialiser dans le ou les domaines que l’on préfère.

Jadis, un ami m’a partagé l’expérience de son frère qui habite maintenant au Canada. Il m’en avait dit énormément de bien et il a donc planté une petite idée dans ma tête qui, au fil des années, a germé jusqu’au jour où un autre ami m’a dit : « J’ai le projet d’aller faire des études au Canada, tu veux venir avec moi ? ». En 2018, nous étions dans l’avion, direction le Québec, pour aller vivre cette aventure!

Malgré le fait que j’aime énormément mon île d’origine, la proximité que j’avais avec ma famille et mes amis, je me considère chanceux d’avoir pu venir au Québec accompagné d’une partie des miens : ma famille proche et quelques-uns de mes amis. En venant au Canada, on a accès à un immense continent, ce qui nous donne la possibilité de voyager et de vivre de nouvelles aventures. Il faut l’avouer, au bout de quelques années passées sur mon île, j’avais fait le tour et je voulais vivre autre chose. Aussi, le coût de la vie dans les départements français, tels que l’Île de la Réunion, est extrêmement élevé. Aussi, au Canada, j’ai la chance de faire des études avec la possibilité de décrocher un diplôme et de travailler dans la branche que je désire (ce qui est rare à la Réunion à cause du taux de chômage de 50% chez les jeunes).

Que représente ma fille Sydney?

C’est une question philosophique! La réponse la plus courte serait « ma Vie ». Lorsque Sydney est entrée dans ma vie, je me disais, comme tout jeune parent, que ma vie allait changer et j’avais énormément de craintes. Je me demandais « est-ce que je vais pouvoir continuer à vivre, à faire les trucs que je faisais avant? ». En réalité, la première fois que je l’ai vue et que je l’ai prise dans mes bras, c’est à ce moment-là que ma vie a commencé. Lorsque nos regards se sont croisés, j’ai compris le sens de la Vie.

Être papa au Cégep, ce n’est pas toujours évident!

Mes principaux défis sont plutôt dans la vie à l’extérieur de celui-ci. Élever une petite fille, tout en étant aux études, ce n’est pas si simple, mais ce n’est pas impossible non plus. Les difficultés se situent au niveau de la gestion du temps alloué aux études et à ma famille. Mais il faut dire que cela vient plutôt de moi, car j’ai une gestion du temps catastrophique haha! Par chance, comme toute étape importante dans la vie, il faut se dire que si celle-ci est présente, c’est pour qu’on puisse la surmonter et devenir meilleur par la suite. 

Walter Alfredo Reyes Aregnal ::: Immigrer pour l’avenir de sa fille

Je suis venu au Canada parce que j’ai toujours recherché des opportunités de travail meilleures que celles que je pouvais trouver au Nicaragua, mon pays d’origine. Quand j’ai appris qu’il était possible de venir travailler à Matane comme soudeur, je n’étais pas certain que ce soit vrai, c’était vraiment l’une des meilleures opportunités possibles. Au fil des démarches, j’ai compris que c’était une occasion sérieuse et qu’il serait possible d’immigrer avec ma famille. J’ai donc décidé de postuler.

Un projet familial

Nous avions décidé que je viendrais d’abord seul à Matane et que ma fille, Andrea, et ma femme, Heydi, allaient venir me rejoindre dès que ce serait possible. Heydi et moi on a choisi de venir vivre ici pour donner de meilleures chances de réussite pour la vie de notre fille, que celles que nous avons eues.

L’arrivée et les retrouvailles

Je suis arrivé à Matane en 2016 et j’ai passé 9 mois seul ici avec d’autres Nicaraguayens qui avaient eux aussi été embauchés dans la même entreprise, Marmen. Ce n’est pas facile d’arriver dans une nouvelle culture, une nouvelle langue, un nouvel emploi et d’être loin de sa famille. C’était un changement total, mais ce qui me donnait de la motivation c’était que je le faisais pour ma famille et pour qu’on puisse se réunir ici.

Heydi et Andrea sont venues me rejoindre à Matane en 2017. Pour nous, c’est une réelle opportunité d’améliorer notre qualité de vie. Ici, nous pouvons travailler dans un climat stable, avoir une maison, une voiture, faire des voyages, retourner au pays visiter nos familles. Nous avons beaucoup de chance.

Fierté et souhaits

Comme papa, je suis vraiment fier de ma fille parce qu’elle parle maintenant trois langues : l’espagnol, l’anglais et le français. Elle aime vivre ici et mon souhait pour elle est que plus tard, elle puisse faire un métier qu’elle aime, devenir une professionnelle et être indépendante. Comme parents, quoi qu’elle choisisse, nous allons la soutenir.

Nabil Aguech ::: Choisir le Québec pour l’éducation

J’ai fait ma demande d’immigration permanente pour le Canada en 2010. Je n’avais alors pas d’enfants et j’aspirais à développer une carrière internationale et à changer de style de vie. Entre temps, ma femme Jihene et moi sommes partis vivre en Arabie Saoudite où j’ai eu un poste d’ingénieur. C’est là que nous avons eu notre première fille, Arij. Nous souhaitions qu’elle ait accès à une éducation de qualité qui reflétait nos valeurs et qui serait en français. C’est à ce moment que la décision de venir vivre au Québec s’est concrétisée. Nous nous sommes installés à Matane en décembre 2018 puisque j’ai eu un emploi comme technicien en architecture navale chez Verreault Navigation. Puis, nous avons eu notre deuxième fille, Lina.

Que représente le fait de vivre au Québec?

Il y aurait beaucoup d’avantages à vivre en Tunisie. Nous serions plus proches de nos familles, il fait toujours beau, mais les salaires sont bas. Ici, c’est le pays des opportunités. Nous restons au Québec pour toutes les possibilités qui s’offrent à nous et pour le futur de nos filles. De plus, on sent que le gouvernement est avec nous, qu’il est responsable, soutient les familles et les enfants et qu’il accorde de l’importance à l’éducation. Ça me touche profondément et ça motive à rester. Ici, nous pouvons être libres… il n’y a pas de limite!

Quand nos filles grandiront

Jihene et moi travaillons fort pour offrir à nos filles tout ce dont elles ont besoin, c’est notre priorité en ce moment. Dans les prochaines années, il nous faudra à prendre les bonnes décisions pour que nous puissions construire le meilleur avenir possible pour nous tous.

Je trouve que le mariage de la culture tunisienne et québécoise est très bon. Je veux que mes filles retirent le meilleur des deux.

En venant vivre ici, nous avons semé une graine et ce sont nos filles qui en récolteront les fruits. Nous souhaitons qu’elles puissent accomplir tout ce qu’elles veulent, puis, un jour, ce seront elles qui redonneront à la société québécoise. Je suis très fier d’avoir réalisé ce projet et d’être ici. Le soir, je me couche et je me sens en paix.

Soirée culture et langue : espagnol – français

Nous organisons, avec Rézo Matanie, une Soirée culture et langue : espagnol-français, le jeudi 11 juin, dès 19h00, en ligne.

L’objectif de la rencontre est d’échanger entre nouveaux arrivants hispanophones qui apprennent le français et Mataniens d’origine ou d’adoption qui parlent l’espagnol.

Une animation pour favoriser les discussions sera prévue! Peu importe votre niveau dans l’une ou l’autre des langues, vous êtes les bienvenus!

L’événement Facebook se trouve ici

Participer à la réunion Zoom :
https://zoom.us/j/99935588616
ID de réunion : 999 3558 8616
Une seule touche sur l’appareil mobile
+12532158782,,99935588616#

Lunch Rézo – en ligne !

Ce vendredi 5 juin de 12h00 à 13h00, Rézo Matanie vous propose un diner virtuel de groupe pour agrémenter l’heure du lunch et clore la semaine bien accompagné.e.s!

Nous devons tous prendre une pause pour manger et même en période de distanciation, avons tous besoin de socialiser! Que vous soyez au bureau, chez vous ou en train de pique-niquer sur la plage et que vous soyez nouvel arrivant, Matanais ou étudiant international, vous êtes bienvenu.e.s à ce lunch virtuel!

Une bonne occasion pour échanger et peut-être même rencontrer de nouvelles personnes!

Cliquez sur ce lien pour vous joindre à la rencontre:
https://meet.jit.si/LunchRezoMatanie
Pour nous joindre par téléphone, composez le : +1.512.647.1431,,920882724#

Consultez l’événement Facebook ICI

Trois invitations pour célébrer le temps des sucres !

Le SANAM et Place aux jeunes Matane, via leur programmation d’activités Rézo Matanie, vous invitent à célébrer le temps des sucres !

Qu’est-ce que le temps des sucres?
À chaque printemps au Québec a lieu la traditionnelle récolte de l’eau d’érable en vue de fabriquer le sirop d’érable et ses produits dérivés.

La tire d’érable : de l’arbre à la bouche !

Regardez les vidéos préparés par Liliane de Place aux jeunes qui nous présente le procédé artisanal de fabrication de la tire d’érable ! 

On vous offre une « canne » de sirop d’érable!

Puisqu’il est impossible d’aller à la cabane à sucre cette année, nous avons décidé de faire venir la cabane à sucre à vous et d’offrir une « canne » de sirop d’érable local de la Ferme des Érables! Les nouveaux arrivants et Néo-Mataniens peuvent nous écrire à sanam@cgmatane.qc.ca pour en réserver une. Nous vous enverrons les détails relatifs à la collecte ou la livraisons par la suite.

Si vous n’avez encore jamais goûté au fameux sirop d’érable du Québec ou si vous ne savez pas comment l’utiliser, on vous remettra une feuille qui décrit les diverses manières d’utiliser ce produit et de le déguster!

Joins-toi à nous pour un brunch virtuel le samedi 16 mai à 11h00 !

Cette année, on remplace la visite à la cabane à sucre par un brunch virtuel! ☕️🥐🥓🥞🍳

Le samedi matin 16 mai, préparez-vous votre déjeuner préféré, qu’il soit salé ou sucré (pourquoi pas en profiter pour utiliser la canne de sirop qu’on vous offre!?) ou que vous buviez simplement un café ou un thé, retrouvons-nous à 11h00 chacun dans le confort de notre foyer pour échanger, discuter, prendre de nos nouvelles et passer un bon moment ensemble!
Voici le lien pour nous rejoindre en ligne : https://meet.jit.si/BrunchRézoMatanie
Pour nous joindre par téléphone, composez le : +1.512.402.2718,,2835677850#
Les détails du brunch se trouvent aussi sur l’événement Facebook !

En cette période de pandémie, nous voulons offrir une occasion de nous réunir, de briser l’isolement et de maintenir nos liens!

Bon temps des sucres! On a hâte de vous voir!

🌈 Série de portraits « Héros » Néo-Mataniens de la Covid-19 🌈

Depuis plusieurs années, Le SANAM a pris l’habitude de souligner l’implication et la contribution des nouveaux arrivants dans la communauté matanienne par des portraits. Dans le contexte de crise actuelle, nous souhaitons donc souligner l’apport et le rôle de certain.e.s dans la lutte contre la pandémie que nous vivons.

🌈 Portrait 1: Catherine Matte, bénévole engagée 🌈

Elle est originaire de Montréal et a déménagé à Matane en juillet 2018 pour voir grandir sa petite fille.Elle est aussi très impliquée en tant que bénévole au Centre d’action bénévole de La Matanie (CAB).

Voir le portrait complet ici

🌈 Portrait 2: Alain Gagnon 🌈

Originaire de Sainte-Anne-des-Plaines dans les Laurentides, Alain a passé 20 ans à Montréal avant de faire le saut en région à l’automne 2018.

« Je suis directeur de la Chambre de commerce – région de Matane. Je suis un nouvel arrivant en Matanie depuis 1 an et demi. J’ai un rôle particulier présentement, celui d’être en contact, à l’écoute des entreprises, d’organisations et de travailleurs autonomes de notre région, de tenter du mieux possible de les informer, de les guider, de les accompagner. J’ai également un contact constant privilégié avec des partenaires politiques, des organismes de développement socio-économique, et avec nos médias locaux, afin de tenter tous ensemble de répondre aux défis actuels de la COVID-19. »

🌈 Portrait 3: Kim Bergeron 🌈

Originaire de Saint-Léonard-d’Aston, un petit village agricole dans le Centre-du-Québec, elle s’installe à Matane en 2017 lorsqu’un poste de chroniqueuse culturelle s’ouvre pour Radio-Canada. À l’été 2019, ses performances à la radio l’amènent à être désignée animatrice pour l’émission Au cœur du monde.

Photo prise lors de l’émission en direct du Cégep de Matane. Kim Bergeron est entourée de la journaliste Adrianne Gauvin-Sasseville et de la recherchiste Élise Thivierge. Crédit : Radio-Canada

« Avec toute l’équipe d’Ici Radio-Canada Gaspésie-les-Îles, je travaille à anticiper les questions que peuvent se poser les auditeurs sur les enjeux liés à la crise sanitaire et d’y répondre. À travers les informations quotidiennes relayées et les entrevues de fond, nous gardons un œil sur les autres sujets d’actualité et laissons une place à la culture pour que ceux qui sont en isolement puissent se divertir. Nous sommes avec vous! »

🌈 Portrait 4: Linda Promi 🌈

 Originaire de l’Île de la Réunion, elle arrive à Matane en juin 2018 en tant qu’aide-pâtissière à la Boulangerie Toujours Dimanche où elle exerce sa passion! 

« En ces temps de crise, je confectionne des pâtisseries pour la boutique et aussi sur commande pour la boulangerie Toujours Dimanche. Que ce soit Paris Brest, Brownies ganache ou millefeuilles, je me donne à fond pour faire plaisir aux clients et leur redonner le sourire. »

🌈 Portrait 5: Sara Parent 🌈

Originaire de Loretteville, un quartier en banlieue de la ville Québec, Sara s’installe en Matanie en mars 2018 pour exercer son métier de technicienne en loisirs au CHSLD (Centre d’hébergement et de soin de longue durée) de Matane.

« Travailler en CHSLD pendant la COVID-19 n’est pas toujours facile avec tous les changements et les ajouts de procédure. L’absence de bénévoles, de famille et la règle des deux mètres m’amènent à devoir redoubler d’imagination pour accomplir mes tâches. Cependant en impliquant les résidents pour les stimuler et agrémenter leur quotidien cela devient plus facile. Je suis confiante, ça va bien aller, car les sourires et les rires de nos résidents en valent la peine ! Un jour à la fois, une action à la fois et chaque petit geste que nous apportons a sa raison d’être pour nos ainés ».

🌈 Jour 6 : Thérèse SAGNA 🌈

Originaire du Sénégal, Thérèse est arrivée à Matane en 1995. Elle a choisi Matane car elle souhaitait découvrir le Québec dans son entièreté en allant à la rencontre des Québécois « pur laine ». Thérèse est depuis plusieurs années coordonnatrice-intervenante au Regroupement des femmes de Matane.

« Ma vocation anime mon engagement envers toutes les femmes, qu’elles soient d’ici ou immigrantes et peu importe leur orientation. Je suis là pour les écouter, les accompagner et les référer aux services adaptés à leurs besoins. Et pour prendre soin de qui prend soin, je m’entoure de vie.
Les femmes peuvent encore se présenter au regroupement pour les urgences, tout en respectant des mesures d’hygiène strictes. Beaucoup d’entre elles vivent de l’isolement et se retrouvent dans des situations de grande vulnérabilité. Le nombre d’appels a augmenté. Il faut les soutenir dans cette période difficile. Certaines femmes ont créé une chaîne, elles s’appellent entre elles pour s’entraider. Mais il y a aussi du bon dans le confinement. Certaines femmes sont maintenant plus autonomes, car elles ont pu mettre en application leur cours de cuisine à la maison. »

🌈 Portrait 7: Youla Bourgoin 🌈

Elle a effectué un retour en Matanie en mars 2019. Originaire de la région, elle est revenue pour relever de nouveaux défis professionnels et se rapprocher de sa famille.

Crédit photo Quentin Orain

« Depuis un an, j’œuvre comme travailleuse de milieu au Cégep de Matane. Ce métier mise sur la relation d’être et le développement de liens forts enracinés dans la confiance entre la travailleuse de milieu et la personne, tout comme le travail de rue. Je suis donc présente auprès des étudiants afin de créer des relations avec eux, les écouter, les supporter, donner des références personnalisées, les accompagner, intervenir en situation de crise et plus encore. Ainsi, lorsqu’un.e étudiant.e ou un.e de ses ami.e.s ne va pas bien, il ou elle a le réflexe de venir vers moi puisque je fais partie de son réseau de contacts.

Dans le contexte de la covid-19, je reste disponible pour les étudiant.e.s qui ont des questions face aux nombreux changements, ceux et celles qui ressentent le besoin de parler ou de se changer les idées tout simplement. J’ai aussi participé à des activités plus ludiques en ligne. Je continue à travailler au développement des services psychosociaux du Cégep avec ma collègue, Caroline Ouellet, et je réponds aux mandats ponctuels qui me sont octroyés dû à la situation.

Je me vois comme une alliée, une personne de confiance contactée par les étudiant.e.s pour les aider à avoir des réponses à leurs questionnements, à être entendus et rassurés face à tout ce contexte dans la plus grande des simplicités.

Je me sens pleine de gratitude et de reconnaissance face à ce que la vie m’apporte. M’épanouir professionnellement et mettre à contribution mes acquis dans la région tout en étant proche de ma famille me remplit de joie. »

🌈 Portrait 8: Alice Tanguet 🌈

Originaire des Cévennes dans le sud de la France, elle a passé 9 ans à Québec avant de poser ses valises à Matane en mai 2018.

« En ce moment particulièrement, mon rôle est d’appuyer le conseil et l’administration de la MRC lorsqu’il vient le temps de communiquer aux citoyens les décisions et mesures prises par la MRC qui affectent ou concernent la population. Je conçois des outils (communiqués, visuels, avis, messages) pour le public et les entreprises afin qu’ils connaissent les aides et l’accompagnement que l’équipe de la MRC peut leur fournir pendant cette période de crise. Les bureaux sont fermés, mais nos équipes sont au travail pour soutenir du mieux qu’elles le peuvent les Mataniens dans cette épreuve.

Le défi principal est la diversité de publics cibles (entreprises et particuliers, municipalités rurales et territoire de Matane). De plus, nous sommes pour la plupart en télétravail, donc il faut en plus s’adapter rapidement à une nouvelle façon de collaborer et de se coordonner!

Je suis très fière en ce moment de voir la mobilisation du milieu, des citoyens et l’élan de solidarité et d’entraide. C’est un honneur de pouvoir collaborer avec l’équipe de la MRC, les organismes, les partenaires, les municipalités et les citoyens pour que l’on réussisse ensemble à s’en sortir.

Je suis fière d’être Matanienne »

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