Le SANAM souligne la fête des pères – Portraits de papas néo-mataniens

À l’occasion de la fête des Pères, le SANAM a réalisé une série de portraits de papas néo-mataniens d’origine immigrante sur la thématique « Immigrer au Québec pour donner un avenir à ses enfants ». L’objectif est d’aller à leur rencontre et de présenter les défis et enjeux auxquels ils peuvent être confrontés.

Luis Fabian ::: Élever ses enfants dans deux cultures différentes

Originaire de la République Dominicaine, il est arrivé à Matane en 2015.

J’ai 35 ans. En 2011, je suis arrivé au Canada dans la province du Nouveau-Brunswick. À Matane, je suis soudeur et je travaille à Produit Métallique AT.

J’ai deux enfants : Zoé qui est née en République dominicaine en 2010 et Noah qui est né en 2012 au Nouveau-Brunswick. Élever mes enfants à la fois dans la culture québécoise et dominicaine est une expérience agréable. Il faut dire que c’est très aidant d’avoir des aires de jeux à Matane. C’est super pour les familles!

Pour que mes enfants puissent découvrir la culture de la République dominicaine, je cuisine des plats traditionnels tels que « El mangù ». On écoute beaucoup de musique de mon pays et on danse sur des styles de musiques latines comme la bachata, le merenge et le regueton!

Mes enfants sont tout pour moi et je veux le meilleur pour eux !

Kevin Maillot ::: Être un père aux études

Étudiant en multimédia au Cégep de Matane, originaire d’une petite île paradisiaque de l’océan Indien : l’Île de la Réunion !

J’ai eu 30 ans cette année et je suis le père d’une petite princesse de bientôt 5 ans. Je suis arrivé à Matane en 2018.

Au Cégep de Matane, j’ai choisi d’étudier en multimédia, car c’est l’une des rares branches où on peut toucher à tout. Par la suite, on a l’opportunité de se spécialiser dans le ou les domaines que l’on préfère.

Jadis, un ami m’a partagé l’expérience de son frère qui habite maintenant au Canada. Il m’en avait dit énormément de bien et il a donc planté une petite idée dans ma tête qui, au fil des années, a germé jusqu’au jour où un autre ami m’a dit : « J’ai le projet d’aller faire des études au Canada, tu veux venir avec moi ? ». En 2018, nous étions dans l’avion, direction le Québec, pour aller vivre cette aventure!

Malgré le fait que j’aime énormément mon île d’origine, la proximité que j’avais avec ma famille et mes amis, je me considère chanceux d’avoir pu venir au Québec accompagné d’une partie des miens : ma famille proche et quelques-uns de mes amis. En venant au Canada, on a accès à un immense continent, ce qui nous donne la possibilité de voyager et de vivre de nouvelles aventures. Il faut l’avouer, au bout de quelques années passées sur mon île, j’avais fait le tour et je voulais vivre autre chose. Aussi, le coût de la vie dans les départements français, tels que l’Île de la Réunion, est extrêmement élevé. Aussi, au Canada, j’ai la chance de faire des études avec la possibilité de décrocher un diplôme et de travailler dans la branche que je désire (ce qui est rare à la Réunion à cause du taux de chômage de 50% chez les jeunes).

Que représente ma fille Sydney?

C’est une question philosophique! La réponse la plus courte serait « ma Vie ». Lorsque Sydney est entrée dans ma vie, je me disais, comme tout jeune parent, que ma vie allait changer et j’avais énormément de craintes. Je me demandais « est-ce que je vais pouvoir continuer à vivre, à faire les trucs que je faisais avant? ». En réalité, la première fois que je l’ai vue et que je l’ai prise dans mes bras, c’est à ce moment-là que ma vie a commencé. Lorsque nos regards se sont croisés, j’ai compris le sens de la Vie.

Être papa au Cégep, ce n’est pas toujours évident!

Mes principaux défis sont plutôt dans la vie à l’extérieur de celui-ci. Élever une petite fille, tout en étant aux études, ce n’est pas si simple, mais ce n’est pas impossible non plus. Les difficultés se situent au niveau de la gestion du temps alloué aux études et à ma famille. Mais il faut dire que cela vient plutôt de moi, car j’ai une gestion du temps catastrophique haha! Par chance, comme toute étape importante dans la vie, il faut se dire que si celle-ci est présente, c’est pour qu’on puisse la surmonter et devenir meilleur par la suite. 

Walter Alfredo Reyes Aregnal ::: Immigrer pour l’avenir de sa fille

Je suis venu au Canada parce que j’ai toujours recherché des opportunités de travail meilleures que celles que je pouvais trouver au Nicaragua, mon pays d’origine. Quand j’ai appris qu’il était possible de venir travailler à Matane comme soudeur, je n’étais pas certain que ce soit vrai, c’était vraiment l’une des meilleures opportunités possibles. Au fil des démarches, j’ai compris que c’était une occasion sérieuse et qu’il serait possible d’immigrer avec ma famille. J’ai donc décidé de postuler.

Un projet familial

Nous avions décidé que je viendrais d’abord seul à Matane et que ma fille, Andrea, et ma femme, Heydi, allaient venir me rejoindre dès que ce serait possible. Heydi et moi on a choisi de venir vivre ici pour donner de meilleures chances de réussite pour la vie de notre fille, que celles que nous avons eues.

L’arrivée et les retrouvailles

Je suis arrivé à Matane en 2016 et j’ai passé 9 mois seul ici avec d’autres Nicaraguayens qui avaient eux aussi été embauchés dans la même entreprise, Marmen. Ce n’est pas facile d’arriver dans une nouvelle culture, une nouvelle langue, un nouvel emploi et d’être loin de sa famille. C’était un changement total, mais ce qui me donnait de la motivation c’était que je le faisais pour ma famille et pour qu’on puisse se réunir ici.

Heydi et Andrea sont venues me rejoindre à Matane en 2017. Pour nous, c’est une réelle opportunité d’améliorer notre qualité de vie. Ici, nous pouvons travailler dans un climat stable, avoir une maison, une voiture, faire des voyages, retourner au pays visiter nos familles. Nous avons beaucoup de chance.

Fierté et souhaits

Comme papa, je suis vraiment fier de ma fille parce qu’elle parle maintenant trois langues : l’espagnol, l’anglais et le français. Elle aime vivre ici et mon souhait pour elle est que plus tard, elle puisse faire un métier qu’elle aime, devenir une professionnelle et être indépendante. Comme parents, quoi qu’elle choisisse, nous allons la soutenir.

Nabil Aguech ::: Choisir le Québec pour l’éducation

J’ai fait ma demande d’immigration permanente pour le Canada en 2010. Je n’avais alors pas d’enfants et j’aspirais à développer une carrière internationale et à changer de style de vie. Entre temps, ma femme Jihene et moi sommes partis vivre en Arabie Saoudite où j’ai eu un poste d’ingénieur. C’est là que nous avons eu notre première fille, Arij. Nous souhaitions qu’elle ait accès à une éducation de qualité qui reflétait nos valeurs et qui serait en français. C’est à ce moment que la décision de venir vivre au Québec s’est concrétisée. Nous nous sommes installés à Matane en décembre 2018 puisque j’ai eu un emploi comme technicien en architecture navale chez Verreault Navigation. Puis, nous avons eu notre deuxième fille, Lina.

Que représente le fait de vivre au Québec?

Il y aurait beaucoup d’avantages à vivre en Tunisie. Nous serions plus proches de nos familles, il fait toujours beau, mais les salaires sont bas. Ici, c’est le pays des opportunités. Nous restons au Québec pour toutes les possibilités qui s’offrent à nous et pour le futur de nos filles. De plus, on sent que le gouvernement est avec nous, qu’il est responsable, soutient les familles et les enfants et qu’il accorde de l’importance à l’éducation. Ça me touche profondément et ça motive à rester. Ici, nous pouvons être libres… il n’y a pas de limite!

Quand nos filles grandiront

Jihene et moi travaillons fort pour offrir à nos filles tout ce dont elles ont besoin, c’est notre priorité en ce moment. Dans les prochaines années, il nous faudra à prendre les bonnes décisions pour que nous puissions construire le meilleur avenir possible pour nous tous.

Je trouve que le mariage de la culture tunisienne et québécoise est très bon. Je veux que mes filles retirent le meilleur des deux.

En venant vivre ici, nous avons semé une graine et ce sont nos filles qui en récolteront les fruits. Nous souhaitons qu’elles puissent accomplir tout ce qu’elles veulent, puis, un jour, ce seront elles qui redonneront à la société québécoise. Je suis très fier d’avoir réalisé ce projet et d’être ici. Le soir, je me couche et je me sens en paix.

Rallye découverte du centre-ville et réception civique ::: 15 août 2019

Ce jeudi 15 août, venez nous rejoindre au pont du parc des Îles à 14h pour participer à un rallye découverte du centre-ville!
Nouveaux étudiants du cégeps et nouveaux arrivants de tous âges, c’est le moment idéal pour découvrir notre magnifique centre-ville!

Suivant le rallye, aura lieu l’inauguration du Jardin fruitier au parc du Presbytère.

Le tout sera couronné d’une réception civique à 17h à la salle Isabelle-Boulay du Complexe culturel Joseph-Rouleau, avec de nombreux élus, qui sera suivie d’un vin et fromages! Si vous n’êtes pas disponible dans le jour, vous pouvez vous joindre à nous seulement pour la réception.

Cet événement est rendu possible grâce à la coopération du Cégep de Matane, de la Ville de Matane – Page officielle, du Comité centre-ville de Matane, de la MRC de La Matanie, du Service d’accueil des nouveaux arrivants de La Matanie – SANAM et de Place aux jeunes – Matane !

Parrains et marraines recherchés pour la rentrée 2018 – Séance d’info –

Mélina Corinne 2017 2 INVITATION SÉANCE INFO2

PARRAINS ET MARRAINES RECHERCHÉS

Jumelage interculturel

C’est déjà la rentrée scolaire au Cégep de Matane et le nombre d’étudiants internationaux a bondi cette année! Le jumelage interculturel offert par le SANAM en collaboration avec le Cégep de Matane connaît une belle popularité et plusieurs étudiants sont déjà inscrits.

Nous sommes donc à la recherche de plusieurs parrains et marraines pour l’année scolaire 2018-2019! Une séance d’information pour les personnes intéressées à s’impliquer comme parrain ou marraine aura lieu : 

Jeudi le 6 septembre 2018, à 18h30
Lieu : Cégep de Matane (O-120 – Salon du personnel)

Veuillez confirmer votre présence à la rencontre auprès de Fanny Allaire-Poliquin, par courriel : allaire-poliquin.fanny@cgmatane.qc.ca

Le Cégep de Matane à la recherche de familles d’accueil et de logements

Logements-CgMatane_Plan de travail 1 copie
Le Cégep de Matane est à la recherche de familles d’accueil qui aimeraient vivre l’expérience d’accueillir un-e étudiant-e pour une session ou une année. Certains étudiants internationaux inscrits au cégep pour une session d’études ou un an aimeraient vivre leur immersion au Québec au sein d’une famille d’accueil.

Ils auront ainsi l’occasion de s’intégrer plus facilement et de découvrir notre belle région par les yeux des gens qui y vivent déjà. De votre côté, cette expérience peut vous amener à vivre un échange interculturel et à découvrir une nouvelle culture.

Si vous êtes intéressé-e-s, complétez le formulaire en ligne à http://www.cegep-matane.qc.ca/familles-accueil

Le Cégep de Matane est également à la recherche de logement. Faites connaître votre offre de chambres ou d’appartement à louer en complétant le formulaire en ligne à http://www.cegep-matane.qc.ca/logements

Pauline et Marine ::: Des jumelées complices!

Pauline et Marine

Pauline et Marine durant une activité de traîneau à chien organisée par Rézo Matanie

Voici l’histoire du jumelage entre Pauline et Marine qui nous livrent un témoignage complice!

Marine est une ancienne étudiante en Technique de tourisme au Cégep de Matane. Dans un portrait réalisé sur elle en 2015, nous avions parié de son dynamisme qui allait certainement lui permettre de trouver des opportunités professionnelles à sa mesure après ses études. Pari gagné! Marine habite maintenant à Rimouski et y a trouvé un emploi qu’elle adore dans son domaine! Ayant elle-même bénéficié de l’accompagnement précieux d’une marraine dans le cadre du jumelage interculturel, elle avait envie de redonner au suivant et de s’inscrire comme marraine à son tour à l’automne 2016. C’est ainsi qu’elle rencontra Pauline il y a un an!

Pauline est originaire de l’Île de la Réunion et étudie actuellement en Technique d’Animation 3D et synthèse d’images au Cégep de Matane. Elle est aussi une passionnée de chevaux. C’est d’ailleurs la demande spéciale qu’elle fit au SANAM lorsqu’elle s’inscrit au projet de jumelage : elle désirait rencontrer quelqu’un vivant ici qui avait aussi un intérêt pour l’équitation. C’est ainsi que nous avons jumelé Pauline et Marine que nous vous invitons à écouter raconter leur expérience dans cette capsule vidéo!

Rentrée 2017 : Devenez « parrain » ou « marraine » d’un étudiant international !

IMG_20170219_111942746_HDR

Lise et Florine, jumelées depuis l’hiver 2017

DEVENEZ « PARRAIN » OU « MARRAINE » D’UN ÉTUDIANT INTERNATIONAL!

Le Service d’accueil des nouveaux arrivants de La Matanie, en collaboration avec le Cégep de Matane, coordonnent un projet de jumelage interculturel entre des personnes de la communauté et des étudiants internationaux. 

Nous recherchons actuellement des « parrains » et « marraines » qui sont intéressé-e-s à vivre une expérience unique de jumelage avec un étudiant international afin de lui permettre de faire des activités à l’extérieur de son établissement d’enseignement, de découvrir la culture québécoise et la région ainsi que de tisser une relation privilégiée avec une personne vivant ici.

Pour tout connaître sur le projet et son fonctionnement, lire des témoignages et obtenir de l’information, consultez la page intitulée « Jumelage » sur notre site internet, sous l’onglet « RÉZO », ou cliquez ici! 

_0003784

 

Portrait ::: Hadrien et Jean-François : Incursion dans un jumelage unique!

Stéphanie et Jean-François se sont investis dans le jumelage interculturel proposé par le SANAM et le Cégep de Matane dès la première année d’existence du projet. Ils ont à leur actif plus de trois dyades formées avec des étudiants internationaux du Cégep. Cette année et pour les prochaines, c’est Hadrien, étudiant en Techniques d’animation 3D au Cégep de Matane, qui a la chance de compter sur Stéphanie et Jean-François comme marraine et parrain! Randonnée, bonnes bouffes, glissade, sculpture à Opti-Neige, discussions sur les jeux vidéo, visite du Père-Noël durant les fêtes, promenades sur le Mont-Castor, courses… les activités qu’ils ont à leur actif témoignent d’une expérience qui ne fait que bien commencer !

Rézo_PM_ÉI_Optineige_Jean-François Déry et Hadrien Schlumberger_fév2017~2

L’équipe de Jean-François a invité Hadrien à se joindre à eux pour Opti-Neige 2017. Ils ont même remporté le premier prix dans la catégorie Famille! Hadrien ne pouvait espérer mieux comme expérience hivernale matanaise!

Comme le dit Jean-François lors de notre rencontre pour la rédaction de ce portrait – autour d’une dé-li-cieuse pizza maison : « Tout le monde devrait avoir son Hadrien »! Ça semble bien vrai! Hadrien est un attachant étudiant à l’attitude cool, pacifique et au sourire omniprésent. Le fait qu’il vive depuis plusieurs années sur une île paradisiaque où la température ambiante descend rarement sous les 20° Celsius y est peut-être pour quelque chose!

Il y a moins de huit mois, Hadrien vivait encore en Nouvelle-Calédonie, une petite île française dans l’Océan Pacifique qui regorge de plages idylliques et de paysages exotiques. L’étudiant s’est retrouvé au Cégep de Matane après s’être lié d’amitié avec des Québécois venus travailler sur l’île qui lui ont vanté notre pays avec ses hivers, ses grands espaces et ses habitants chaleureux. Il y a trois ans, afin de voir si ses amis disaient vrai, Hadrien décida de venir le constater de ses propres yeux et il visita le Québec en plein hiver. Il eut la piqûre! Déterminé à venir y vivre, c’est ainsi qu’il entreprit, une fois de retour chez lui, des recherches pour trouver une formation académique et un établissement d’enseignement qui lui conviendraient. Passionné de jeux vidéo et d’informatique, le programme d’animation 3D que propose le Cégep s’avérait parfait pour lui et l’attira jusqu’à Matane, où il s’installa en août 2016, pour les trois années à venir.

IMG_20170303_162108395~2

Avant d’arriver ici, Hadrien s’est tellement préparé mentalement à ce que le froid soit insupportable, qu’il trouve finalement que -15°, c’est encore une température à laquelle il arrive à se promener en T-Shirt (!)

La rentrée scolaire passée, Hadrien décida de s’inscrire au projet de jumelage dans le but de découvrir la région, de faire des activités qui sortent de l’ordinaire et d’être en contact avec des Québécois. Une belle aventure commencera alors pour l’étudiant, qui ne pouvait pas espérer tomber mieux en terme de jumelage!

À ce même moment, Jean-François et Stéphanie, dont les étudiants avec qui ils étaient jumelés les années précédentes ont tous quitté la région, se portent encore une fois volontaires pour parrainer un étudiant international. Jean-François, ayant étudié au Cégep de Matane, a expérimenté la vie dans les résidences et il tient à offrir l’opportunité à un étudiant qui y vit de sortir et de découvrir le coin. L’intérêt du couple à s’investir dans ce type de projet provient également du fait qu’ils ont l’habitude d’ouvrir leur porte à des personnes de différentes origines chez eux ; Jean-François a souvent invité des collègues anglophones à la maison et l’expérience s’est révélée très enrichissante pour leurs enfants qui ont rapidement appris l’anglais et qui s’ouvrent sur le monde grâce à ces échanges. En plus, comme le mentionne Stéphanie, « Le jumelage interculturel est un moyen de voyager sans quitter sa ville! ».

Lors de notre sympathique souper, on discute de la Nouvelle-Calédonie, de sa terre rouge et de son histoire, de jeux vidéo, des projets que Jean-François réserve à Hadrien pour les prochains mois, de leur victoire inattendue à Opti-Neige 2017 dans la catégorie « Famille », de la ville de Matane, du parcours de chacun, de bouffe. Je ne peux que constater à quel point le projet peut donner lieu à des échanges interculturels fructueux et représente une opportunité unique d’apprendre à connaître des personnes qu’on n’aurait pas nécessairement connues autrement. Ça ne peut que nous motiver à poursuivre notre travail pour donner l’opportunité à d’autres étudiants et parrains-marraines de vivre cette expérience!

À toute la famille et à Hadrien, votre investissement dans cette relation est inspirant! Je vous souhaite que tous vos projets ensemble se réalisent! 

 

Portrait de février ::: Mamadou Sarr : de Bamako à Matane !

mamadou

Mamadou avec d’autres nouveaux arrivants à l’activité de curling du mois de janvier. (Photo Olivier Bouchard)

Mamadou Sarr est né dans la ville de Kayes au Mali, puis a ensuite déménagé à Bamako, la capitale. Ce pays, qui l’a vu grandir jusqu’à ses 21 ans, compte 13 langues nationales, plusieurs ethnies, est entièrement désertique dans les deux tiers nord et est traversé par l’équateur thermique, ce qui fait de lui l’un des pays les plus chauds au monde. Il est difficile d’imaginer ce que ça a pu représenter, pour Mamadou, que d’atterrir dans un pays où absolument tout – langue, accent, nourriture, vêtements, faune, flore, routes, climat, habitudes, traditions, etc. – est différent de ce qu’il avait connu avant. Inutile de vous dire qu’une fois arrivé ici, Mamadou a dû faire preuve d’une grande adaptabilité et que ce n’est certainement pas le courage qui manque chez lui!

Ce sont les études qui ont amené le jeune malien à venir s’installer à Matane pour y faire un Diplôme d’études professionnelles en Soudage-Montage. Quelques cousins, un de ses frères et une de ses sœurs étaient déjà venus vivre au Québec pour poursuivre des études, mais ils ne demeurent pas ou plus à Matane. Une fois arrivé en terre québécoise au mois d’août 2016, ses proches habitant au Québec l’ont accueilli, mais Mamadou allait venir vivre seul à Matane. Cette étape signifiait qu’il allait pour la première fois vivre par lui-même, devoir apprendre à cuisiner, passer autant de temps loin de ses proches et même expérimenter une certaine solitude.

Il serait faux de dire que Mamadou ne connaissait personne à Matane avant de venir. Son frère ayant également étudié au CFP ici quelques années auparavant, des liens étaient entretenus avec leur cousine Yacine, un ami et Badjene, plus connue sous le nom de Thérèse Sagna. Pourquoi l’appellent-ils « Badjene »? Parce qu’elle est considérée comme la maman de tous les Africains ou nouveaux arrivants à Matane! Il y avait donc heureusement certaines personnes sur qui il pouvait compter en arrivant ici. Ils ont tous été d’un précieux soutien :  visite de la ville, enseignement de quelques recettes, fonctionnement de certaines institutions, etc. Tous originaires de pays différents, ils sont passés par là et savent ce que c’est que d’être parachuté dans une nouvelle culture!

Dès son arrivée, Mamadou a commencé à participer à toutes les activités organisées par Rézo Matanie. Sortie aux Jardins de Métis, brunch, curling, soupers, défilé de mode, jeux de sociétés… Il est toujours ouvert et partant! En plus de lui faire découvrir notre coin de pays, ces activités, raconte-t-il: « m’ont vraiment aidées, car j’ai pu rencontrer plein de gens. J’ai même rencontré un Québécois qui est déjà allé au Mali! Ça m’a fait énormément plaisir! ». Mamadou est également inscrit au programme de jumelage interculturel coordonné par le SANAM et est, depuis peu, jumelé avec un parrain et une marraine québécois! Enthousiasmé par cette nouvelle aventure qui commence, Mamadou a décidément envie de rencontrer des gens d’ici et de partager avec nous sa culture tout en apprenant plus sur la nôtre.

Même si le système éducatif a nécessité qu’il s’y adapte, qu’au Québec les gens restent beaucoup à l’intérieur de leur maison et que le grin lui manque énormément – activité typique au Mali qui constitue en un moment de rassemblement à l’extérieur pour échanger, dialoguer et se divertir tout en buvant du thé – Mamadou sait trouver l’équilibre et a su s’adapter à notre mode de vie! Au bambara (la langue nationale malienne), au peulh (sa langue maternelle) et au français (la langue officielle) vient s’ajouter la compréhension d’une langue qui paraissait nouvelle pour le jeune homme dans ses premiers mois ici : le québécois! Bienvenue parmi nous Mamadou, nous espérons que tu restes longtemps ici et que tu t’y sentes comme chez toi! (Nous pourrions même expérimenter une petite séance de grin avec toi, pourquoi pas!?)

photo-portrait-ma

Beaucoup de plaisir lors d’une sortie aux Jardins de Métis, en août dernier.

Communiqué – Party Couleurs du Monde : célébration de la diversité culturelle en Matanie!

Le SANAM, en collaboration un comité d’étudiants du Cégep de Matane, invite la population au Party Couleurs du Monde qui aura lieu le vendredi 25 novembre à 19h00, au Pub La Fabrique.

Cette soirée festive, rendue possible grâce à la précieuse collaboration financière de la Ville de Matane et du Ministère de l’Immigration, de la diversité et de l’Inclusion du Québec dans le cadre du Programme Mobilisation-Diversité, se veut une célébration de la diversité culturelle en Matanie. « 15% de la population en Matanie est constituée de personnes immigrantes (ENM, 2011) et le Cégep de Matane compte entre 20% et 30% d’étudiants internationaux chaque année », souligne la chargée de projet du SANAM, Fanny Allaire-Poliquin. « Une telle diversité, ça se fête! », ajoute-t-elle.

bandeau-_-logos

 

L’évènement débutera avec un cabaret matanien-international mettant en vedette les talents de Mataniens de souche ou d’origines culturelles variées. Slam, danse, projection, rires et contes seront au rendez-vous! Puis, à compter de 21h30, DJérôme animera la piste de danse avec des musiques et rythmes qui nous feront voyager d’un bout à l’autre du monde!

Pour accéder à l’évènement Facebook, cliquez ici.

TALENTS RECHERCHÉS
Les organisatrices et organisateurs sont à la recherche de personnes qui ont envie de partager leur talent et de participer au cabaret. Ils ont jusqu’au 14 novembre pour s’inscrire aux coordonnées ci-dessous en donnant une courte description du numéro qu’ils aimeraient présenter.

Party Couleurs du Monde : Appel de prestations artistiques!

 

appel-prestation_logo-midi

Party Couleurs du Monde le 25 novembre :

À LA RECHERCHE DE TALENTS!

Le samedi 25 novembre prochain, nous célébrons la diversité culturelle en Matanie! Le Service d’accueil des nouveaux arrivants (SANAM) en collaboration avec un comité d’étudiants internationaux du Cégep de Matane sont à la recherche de Matanien-nes d’origines culturelles diverses intéressé-es à partager leur talent en offrant une prestation artistique ou humoristique lors de ce cabaret festif.

Le « Party Couleurs du Monde » prendra la forme d’un cabaret matanien-international mettant en vedette des Matanien-nes de souche ou d’origine culturelle variée qui présenteront des numéros à saveur artistique ou humoristique.

Cet évènement peut être l’occasion de dévoiler vos talents cachés ou de faire découvrir votre culture d’origine par la musique, le chant, la danse, la poésie, un conte, une anecdote humoristique ou un récit patriotique. Le SANAM vous invite à soumettre votre proposition de prestation pour faire de cette soirée une rencontre haute en couleurs!

« La communauté internationale à Matane est assez importante lorsqu’on pense aux quelques 200 étudiants internationaux au Cégep et à toutes les personnes immigrantes installées ici », souligne la chargée de projet du SANAM, Fanny Allaire-Poliquin. « Nous croyons qu’il est incontournable de souligner cette richesse culturelle et de partager les différents aspects de nos cultures respectives lors d’un même évènement ».

Vous pouvez soumettre votre proposition de prestation avant le lundi 14 novembre à l’adresse suivante : samam@cgmatane.qc.ca ou en appelant au 418-562-1240, poste 2230. Vous devez y inclure le nom et les coordonnées de la ou les personnes offrant la performance, une courte description du numéro, sa durée ainsi que les besoins matériels ou techniques, le cas échéant.

Cet événement est possible grâce au soutien de la Ville de Matane et du Ministère de l’immigration, de la diversité et de l’inclusion du Québec