Rézo Matanie fête ses 10 ans !

Il y a 10 ans déjà, trois amis aux origines et parcours différents venaient de s’installer à Matane. Ils partageaient l’envie de se créer un réseau social et de s’impliquer pour favoriser les occasions de rencontres entre nouveaux arrivants et Mataniens.

Catherine Berger, originaire de Rimouski et nouvellement arrivée à Matane en 2009, Cyrille Wandji, un Camerounais d’origine qui s’ancrait progressivement dans la région à travers le bénévolat, et Marie-Claude Soucy, originaire de Matane, qui s’y réinstallait après plusieurs années passées à l’extérieur, ont tous les trois imaginé et mis sur pied Rézo Matanie.

En devenant chargée de projet pour le SANAM et agente de migration pour Place aux jeunes région Matane, Catherine Berger et Marie-Claude Soucy ont respectivement intégré Rézo Matanie aux activités de leur service tout en maintenant une forte collaboration, permettant la mise sur pied d’une stratégie d’accueil commune et concertée pour tous les groupes d’âges.

En 10 ans, Rézo Matanie, c’est…

::: plus d’une centaine d’activités de découverte du territoire et de réseautage (initiations à la pêche, au curling, aux sports hivernaux, excursions dans la Réserve faunique de Matane, traversées du fleuve, innombrables potlucks interculturels, 5 à 7 thématiques (ou 5 à tard pour certains..), soirées pour célibataires, karaokés et pistes de danse enflammées, rallyes de découverte intermunicipaux, ateliers sur l’histoire du territoire…ne sont que quelques-unes des activités réalisées par Rézo!)

::: des centaines de participant.e.s de toutes origines, générations, appartenances ethniques ou religieuses, des familles, des jeunes professionnels, des étudiants internationaux et des Mataniens accueillants

::: de nombreux et précieux bénévoles impliqués pour faire de La Matanie un milieu accueillant et dynamique

::: des dizaines de collaborations avec des organismes communautaires, culturels, socioéconomiques, des comités, des municipalités, des personnes passionnés, etc.

::: des liens tissés, des amitiés créées (et même quelques couples formés!), une communauté plus ouverte et des nouveaux arrivants qui s’enracinent petit à petit, rencontre après rencontre.

Les débuts de Rézo : le désir de rencontrer et de s’impliquer

Catherine Berger raconte la création de Rézo Matanie dans un article intitulé  » Une région tricotée serrée » qu’elle a rédigé pour le journal le Mouton Noir en 2015. Elle écrit :

« Passer d’une conversation à la boulangerie avec un sympathique inconnu à l’intimité de la cuisine d’un ami, tel est le défi du nouvel arrivant. C’est pour cette raison qu’un an après mon retour en région, en 2010, je me joignais à deux amis pour former Rézo Matanie, une plateforme de réseautage destinée à créer des liens entre nouveaux arrivants et autres Mataniens.

Nous étions trois, avec trois parcours distincts et une ferme volonté de participer à rendre notre nouveau milieu encore plus accueillant. « Il fallait trouver davantage de prétextes, d’occasions de rencontres », raconte Marie-Claude. « Et pas seulement au bénéfice des nouveaux arrivants : pour l’ensemble de la communauté, qui s’enrichit de cette diversité. » Des « prétextes » tels que des ateliers de cuisine le dimanche, une sortie d’initiation à l’ornithologie ou des potlucks multiculturels baptisés « cabanes à palabres ». Autant d’activités qui permettent d’aller au-delà des conversations sur la météo.»

L’apport des bénévoles, au coeur de Rézo !

Rézo Matanie n’aurait pas eu autant de succès et rejoint autant de personnes sans l’apport des précieux bénévoles qui s’y impliquent. Le Comité Rézo Matanie est constitué de nouveaux arrivants, de personnes immigrantes et de Mataniens d’origine ou d’adoption qui s’impliquent, ainsi que des nouveaux autres collaborateurs, dans l’organisation des activités.

Une vision qui perdure

Il y a 10 ans, la création de Rézo Matanie représentait le début d’une vision de l’accueil, de l’attractivité et de l’intégration en Matanie. Un accueil convivial et chaleureux pour toutes et tous, une communauté ouverte et impliquée dans l’intégration de ses nouveaux arrivants. Depuis, Rézo Matanie a même inspiré d’autres régions à créer leur propre « Rézo » !

«  Il n’y a là rien de révolutionnaire… et pourtant si, un peu. Travailler à attirer, à accueillir et à retenir de nouveaux citoyens en région, alors que le gouvernement s’acharne à ne voir le développement que dans les grands centres urbains, ça prend une certaine dose d’idéalisme. (…)

Trois amis, trois parcours très différents, mais une certitude : qu’on vienne de la ville voisine ou du bout du monde, nos initiatives tissent des solidarités qui ancrent.» – Catherine Berger  » Une région tricotée serrée »

Nous ne pouvons que souhaiter un autre 10 ans d’activités et de rencontres pour Rézo Matanie!

Le SANAM souligne la fête des pères – Tournée

Le dimanche 21 juin 2020, à l’occasion de la Fête des pères, nous avons fait une surprise aux papas nouveaux arrivants et Néo-Mataniens avec qui le SANAM est en suivi!

Sandrine et Fanny ont chacune entrepris une petite tournée pour leur remettre un petit cadeau. Nous accordons de l’importance au maintien des liens avec tous et toutes et sommes heureuses d’avoir pu souligner cette journée et prendre des nouvelles des papas! 

Le SANAM souligne la fête des pères – Portraits de papas néo-mataniens

À l’occasion de la fête des Pères, le SANAM a réalisé une série de portraits de papas néo-mataniens d’origine immigrante sur la thématique « Immigrer au Québec pour donner un avenir à ses enfants ». L’objectif est d’aller à leur rencontre et de présenter les défis et enjeux auxquels ils peuvent être confrontés.

Luis Fabian ::: Élever ses enfants dans deux cultures différentes

Originaire de la République Dominicaine, il est arrivé à Matane en 2015.

J’ai 35 ans. En 2011, je suis arrivé au Canada dans la province du Nouveau-Brunswick. À Matane, je suis soudeur et je travaille à Produit Métallique AT.

J’ai deux enfants : Zoé qui est née en République dominicaine en 2010 et Noah qui est né en 2012 au Nouveau-Brunswick. Élever mes enfants à la fois dans la culture québécoise et dominicaine est une expérience agréable. Il faut dire que c’est très aidant d’avoir des aires de jeux à Matane. C’est super pour les familles!

Pour que mes enfants puissent découvrir la culture de la République dominicaine, je cuisine des plats traditionnels tels que « El mangù ». On écoute beaucoup de musique de mon pays et on danse sur des styles de musiques latines comme la bachata, le merenge et le regueton!

Mes enfants sont tout pour moi et je veux le meilleur pour eux !

Kevin Maillot ::: Être un père aux études

Étudiant en multimédia au Cégep de Matane, originaire d’une petite île paradisiaque de l’océan Indien : l’Île de la Réunion !

J’ai eu 30 ans cette année et je suis le père d’une petite princesse de bientôt 5 ans. Je suis arrivé à Matane en 2018.

Au Cégep de Matane, j’ai choisi d’étudier en multimédia, car c’est l’une des rares branches où on peut toucher à tout. Par la suite, on a l’opportunité de se spécialiser dans le ou les domaines que l’on préfère.

Jadis, un ami m’a partagé l’expérience de son frère qui habite maintenant au Canada. Il m’en avait dit énormément de bien et il a donc planté une petite idée dans ma tête qui, au fil des années, a germé jusqu’au jour où un autre ami m’a dit : « J’ai le projet d’aller faire des études au Canada, tu veux venir avec moi ? ». En 2018, nous étions dans l’avion, direction le Québec, pour aller vivre cette aventure!

Malgré le fait que j’aime énormément mon île d’origine, la proximité que j’avais avec ma famille et mes amis, je me considère chanceux d’avoir pu venir au Québec accompagné d’une partie des miens : ma famille proche et quelques-uns de mes amis. En venant au Canada, on a accès à un immense continent, ce qui nous donne la possibilité de voyager et de vivre de nouvelles aventures. Il faut l’avouer, au bout de quelques années passées sur mon île, j’avais fait le tour et je voulais vivre autre chose. Aussi, le coût de la vie dans les départements français, tels que l’Île de la Réunion, est extrêmement élevé. Aussi, au Canada, j’ai la chance de faire des études avec la possibilité de décrocher un diplôme et de travailler dans la branche que je désire (ce qui est rare à la Réunion à cause du taux de chômage de 50% chez les jeunes).

Que représente ma fille Sydney?

C’est une question philosophique! La réponse la plus courte serait « ma Vie ». Lorsque Sydney est entrée dans ma vie, je me disais, comme tout jeune parent, que ma vie allait changer et j’avais énormément de craintes. Je me demandais « est-ce que je vais pouvoir continuer à vivre, à faire les trucs que je faisais avant? ». En réalité, la première fois que je l’ai vue et que je l’ai prise dans mes bras, c’est à ce moment-là que ma vie a commencé. Lorsque nos regards se sont croisés, j’ai compris le sens de la Vie.

Être papa au Cégep, ce n’est pas toujours évident!

Mes principaux défis sont plutôt dans la vie à l’extérieur de celui-ci. Élever une petite fille, tout en étant aux études, ce n’est pas si simple, mais ce n’est pas impossible non plus. Les difficultés se situent au niveau de la gestion du temps alloué aux études et à ma famille. Mais il faut dire que cela vient plutôt de moi, car j’ai une gestion du temps catastrophique haha! Par chance, comme toute étape importante dans la vie, il faut se dire que si celle-ci est présente, c’est pour qu’on puisse la surmonter et devenir meilleur par la suite. 

Walter Alfredo Reyes Aregnal ::: Immigrer pour l’avenir de sa fille

Je suis venu au Canada parce que j’ai toujours recherché des opportunités de travail meilleures que celles que je pouvais trouver au Nicaragua, mon pays d’origine. Quand j’ai appris qu’il était possible de venir travailler à Matane comme soudeur, je n’étais pas certain que ce soit vrai, c’était vraiment l’une des meilleures opportunités possibles. Au fil des démarches, j’ai compris que c’était une occasion sérieuse et qu’il serait possible d’immigrer avec ma famille. J’ai donc décidé de postuler.

Un projet familial

Nous avions décidé que je viendrais d’abord seul à Matane et que ma fille, Andrea, et ma femme, Heydi, allaient venir me rejoindre dès que ce serait possible. Heydi et moi on a choisi de venir vivre ici pour donner de meilleures chances de réussite pour la vie de notre fille, que celles que nous avons eues.

L’arrivée et les retrouvailles

Je suis arrivé à Matane en 2016 et j’ai passé 9 mois seul ici avec d’autres Nicaraguayens qui avaient eux aussi été embauchés dans la même entreprise, Marmen. Ce n’est pas facile d’arriver dans une nouvelle culture, une nouvelle langue, un nouvel emploi et d’être loin de sa famille. C’était un changement total, mais ce qui me donnait de la motivation c’était que je le faisais pour ma famille et pour qu’on puisse se réunir ici.

Heydi et Andrea sont venues me rejoindre à Matane en 2017. Pour nous, c’est une réelle opportunité d’améliorer notre qualité de vie. Ici, nous pouvons travailler dans un climat stable, avoir une maison, une voiture, faire des voyages, retourner au pays visiter nos familles. Nous avons beaucoup de chance.

Fierté et souhaits

Comme papa, je suis vraiment fier de ma fille parce qu’elle parle maintenant trois langues : l’espagnol, l’anglais et le français. Elle aime vivre ici et mon souhait pour elle est que plus tard, elle puisse faire un métier qu’elle aime, devenir une professionnelle et être indépendante. Comme parents, quoi qu’elle choisisse, nous allons la soutenir.

Nabil Aguech ::: Choisir le Québec pour l’éducation

J’ai fait ma demande d’immigration permanente pour le Canada en 2010. Je n’avais alors pas d’enfants et j’aspirais à développer une carrière internationale et à changer de style de vie. Entre temps, ma femme Jihene et moi sommes partis vivre en Arabie Saoudite où j’ai eu un poste d’ingénieur. C’est là que nous avons eu notre première fille, Arij. Nous souhaitions qu’elle ait accès à une éducation de qualité qui reflétait nos valeurs et qui serait en français. C’est à ce moment que la décision de venir vivre au Québec s’est concrétisée. Nous nous sommes installés à Matane en décembre 2018 puisque j’ai eu un emploi comme technicien en architecture navale chez Verreault Navigation. Puis, nous avons eu notre deuxième fille, Lina.

Que représente le fait de vivre au Québec?

Il y aurait beaucoup d’avantages à vivre en Tunisie. Nous serions plus proches de nos familles, il fait toujours beau, mais les salaires sont bas. Ici, c’est le pays des opportunités. Nous restons au Québec pour toutes les possibilités qui s’offrent à nous et pour le futur de nos filles. De plus, on sent que le gouvernement est avec nous, qu’il est responsable, soutient les familles et les enfants et qu’il accorde de l’importance à l’éducation. Ça me touche profondément et ça motive à rester. Ici, nous pouvons être libres… il n’y a pas de limite!

Quand nos filles grandiront

Jihene et moi travaillons fort pour offrir à nos filles tout ce dont elles ont besoin, c’est notre priorité en ce moment. Dans les prochaines années, il nous faudra à prendre les bonnes décisions pour que nous puissions construire le meilleur avenir possible pour nous tous.

Je trouve que le mariage de la culture tunisienne et québécoise est très bon. Je veux que mes filles retirent le meilleur des deux.

En venant vivre ici, nous avons semé une graine et ce sont nos filles qui en récolteront les fruits. Nous souhaitons qu’elles puissent accomplir tout ce qu’elles veulent, puis, un jour, ce seront elles qui redonneront à la société québécoise. Je suis très fier d’avoir réalisé ce projet et d’être ici. Le soir, je me couche et je me sens en paix.

Soirée culture et langue : espagnol – français

Nous organisons, avec Rézo Matanie, une Soirée culture et langue : espagnol-français, le jeudi 11 juin, dès 19h00, en ligne.

L’objectif de la rencontre est d’échanger entre nouveaux arrivants hispanophones qui apprennent le français et Mataniens d’origine ou d’adoption qui parlent l’espagnol.

Une animation pour favoriser les discussions sera prévue! Peu importe votre niveau dans l’une ou l’autre des langues, vous êtes les bienvenus!

L’événement Facebook se trouve ici

Participer à la réunion Zoom :
https://zoom.us/j/99935588616
ID de réunion : 999 3558 8616
Une seule touche sur l’appareil mobile
+12532158782,,99935588616#

Lunch Rézo – en ligne !

Ce vendredi 5 juin de 12h00 à 13h00, Rézo Matanie vous propose un diner virtuel de groupe pour agrémenter l’heure du lunch et clore la semaine bien accompagné.e.s!

Nous devons tous prendre une pause pour manger et même en période de distanciation, avons tous besoin de socialiser! Que vous soyez au bureau, chez vous ou en train de pique-niquer sur la plage et que vous soyez nouvel arrivant, Matanais ou étudiant international, vous êtes bienvenu.e.s à ce lunch virtuel!

Une bonne occasion pour échanger et peut-être même rencontrer de nouvelles personnes!

Cliquez sur ce lien pour vous joindre à la rencontre:
https://meet.jit.si/LunchRezoMatanie
Pour nous joindre par téléphone, composez le : +1.512.647.1431,,920882724#

Consultez l’événement Facebook ICI

Trois invitations pour célébrer le temps des sucres !

Le SANAM et Place aux jeunes Matane, via leur programmation d’activités Rézo Matanie, vous invitent à célébrer le temps des sucres !

Qu’est-ce que le temps des sucres?
À chaque printemps au Québec a lieu la traditionnelle récolte de l’eau d’érable en vue de fabriquer le sirop d’érable et ses produits dérivés.

La tire d’érable : de l’arbre à la bouche !

Regardez les vidéos préparés par Liliane de Place aux jeunes qui nous présente le procédé artisanal de fabrication de la tire d’érable ! 

On vous offre une « canne » de sirop d’érable!

Puisqu’il est impossible d’aller à la cabane à sucre cette année, nous avons décidé de faire venir la cabane à sucre à vous et d’offrir une « canne » de sirop d’érable local de la Ferme des Érables! Les nouveaux arrivants et Néo-Mataniens peuvent nous écrire à sanam@cgmatane.qc.ca pour en réserver une. Nous vous enverrons les détails relatifs à la collecte ou la livraisons par la suite.

Si vous n’avez encore jamais goûté au fameux sirop d’érable du Québec ou si vous ne savez pas comment l’utiliser, on vous remettra une feuille qui décrit les diverses manières d’utiliser ce produit et de le déguster!

Joins-toi à nous pour un brunch virtuel le samedi 16 mai à 11h00 !

Cette année, on remplace la visite à la cabane à sucre par un brunch virtuel! ☕️🥐🥓🥞🍳

Le samedi matin 16 mai, préparez-vous votre déjeuner préféré, qu’il soit salé ou sucré (pourquoi pas en profiter pour utiliser la canne de sirop qu’on vous offre!?) ou que vous buviez simplement un café ou un thé, retrouvons-nous à 11h00 chacun dans le confort de notre foyer pour échanger, discuter, prendre de nos nouvelles et passer un bon moment ensemble!
Voici le lien pour nous rejoindre en ligne : https://meet.jit.si/BrunchRézoMatanie
Pour nous joindre par téléphone, composez le : +1.512.402.2718,,2835677850#
Les détails du brunch se trouvent aussi sur l’événement Facebook !

En cette période de pandémie, nous voulons offrir une occasion de nous réunir, de briser l’isolement et de maintenir nos liens!

Bon temps des sucres! On a hâte de vous voir!

🌈 Série de portraits « Héros » Néo-Mataniens de la Covid-19 🌈

Depuis plusieurs années, Le SANAM a pris l’habitude de souligner l’implication et la contribution des nouveaux arrivants dans la communauté matanienne par des portraits. Dans le contexte de crise actuelle, nous souhaitons donc souligner l’apport et le rôle de certain.e.s dans la lutte contre la pandémie que nous vivons.

🌈 Portrait 1: Catherine Matte, bénévole engagée 🌈

Elle est originaire de Montréal et a déménagé à Matane en juillet 2018 pour voir grandir sa petite fille.Elle est aussi très impliquée en tant que bénévole au Centre d’action bénévole de La Matanie (CAB).

Voir le portrait complet ici

🌈 Portrait 2: Alain Gagnon 🌈

Originaire de Sainte-Anne-des-Plaines dans les Laurentides, Alain a passé 20 ans à Montréal avant de faire le saut en région à l’automne 2018.

« Je suis directeur de la Chambre de commerce – région de Matane. Je suis un nouvel arrivant en Matanie depuis 1 an et demi. J’ai un rôle particulier présentement, celui d’être en contact, à l’écoute des entreprises, d’organisations et de travailleurs autonomes de notre région, de tenter du mieux possible de les informer, de les guider, de les accompagner. J’ai également un contact constant privilégié avec des partenaires politiques, des organismes de développement socio-économique, et avec nos médias locaux, afin de tenter tous ensemble de répondre aux défis actuels de la COVID-19. »

🌈 Portrait 3: Kim Bergeron 🌈

Originaire de Saint-Léonard-d’Aston, un petit village agricole dans le Centre-du-Québec, elle s’installe à Matane en 2017 lorsqu’un poste de chroniqueuse culturelle s’ouvre pour Radio-Canada. À l’été 2019, ses performances à la radio l’amènent à être désignée animatrice pour l’émission Au cœur du monde.

Photo prise lors de l’émission en direct du Cégep de Matane. Kim Bergeron est entourée de la journaliste Adrianne Gauvin-Sasseville et de la recherchiste Élise Thivierge. Crédit : Radio-Canada

« Avec toute l’équipe d’Ici Radio-Canada Gaspésie-les-Îles, je travaille à anticiper les questions que peuvent se poser les auditeurs sur les enjeux liés à la crise sanitaire et d’y répondre. À travers les informations quotidiennes relayées et les entrevues de fond, nous gardons un œil sur les autres sujets d’actualité et laissons une place à la culture pour que ceux qui sont en isolement puissent se divertir. Nous sommes avec vous! »

🌈 Portrait 4: Linda Promi 🌈

 Originaire de l’Île de la Réunion, elle arrive à Matane en juin 2018 en tant qu’aide-pâtissière à la Boulangerie Toujours Dimanche où elle exerce sa passion! 

« En ces temps de crise, je confectionne des pâtisseries pour la boutique et aussi sur commande pour la boulangerie Toujours Dimanche. Que ce soit Paris Brest, Brownies ganache ou millefeuilles, je me donne à fond pour faire plaisir aux clients et leur redonner le sourire. »

🌈 Portrait 5: Sara Parent 🌈

Originaire de Loretteville, un quartier en banlieue de la ville Québec, Sara s’installe en Matanie en mars 2018 pour exercer son métier de technicienne en loisirs au CHSLD (Centre d’hébergement et de soin de longue durée) de Matane.

« Travailler en CHSLD pendant la COVID-19 n’est pas toujours facile avec tous les changements et les ajouts de procédure. L’absence de bénévoles, de famille et la règle des deux mètres m’amènent à devoir redoubler d’imagination pour accomplir mes tâches. Cependant en impliquant les résidents pour les stimuler et agrémenter leur quotidien cela devient plus facile. Je suis confiante, ça va bien aller, car les sourires et les rires de nos résidents en valent la peine ! Un jour à la fois, une action à la fois et chaque petit geste que nous apportons a sa raison d’être pour nos ainés ».

🌈 Jour 6 : Thérèse SAGNA 🌈

Originaire du Sénégal, Thérèse est arrivée à Matane en 1995. Elle a choisi Matane car elle souhaitait découvrir le Québec dans son entièreté en allant à la rencontre des Québécois « pur laine ». Thérèse est depuis plusieurs années coordonnatrice-intervenante au Regroupement des femmes de Matane.

« Ma vocation anime mon engagement envers toutes les femmes, qu’elles soient d’ici ou immigrantes et peu importe leur orientation. Je suis là pour les écouter, les accompagner et les référer aux services adaptés à leurs besoins. Et pour prendre soin de qui prend soin, je m’entoure de vie.
Les femmes peuvent encore se présenter au regroupement pour les urgences, tout en respectant des mesures d’hygiène strictes. Beaucoup d’entre elles vivent de l’isolement et se retrouvent dans des situations de grande vulnérabilité. Le nombre d’appels a augmenté. Il faut les soutenir dans cette période difficile. Certaines femmes ont créé une chaîne, elles s’appellent entre elles pour s’entraider. Mais il y a aussi du bon dans le confinement. Certaines femmes sont maintenant plus autonomes, car elles ont pu mettre en application leur cours de cuisine à la maison. »

🌈 Portrait 7: Youla Bourgoin 🌈

Elle a effectué un retour en Matanie en mars 2019. Originaire de la région, elle est revenue pour relever de nouveaux défis professionnels et se rapprocher de sa famille.

Crédit photo Quentin Orain

« Depuis un an, j’œuvre comme travailleuse de milieu au Cégep de Matane. Ce métier mise sur la relation d’être et le développement de liens forts enracinés dans la confiance entre la travailleuse de milieu et la personne, tout comme le travail de rue. Je suis donc présente auprès des étudiants afin de créer des relations avec eux, les écouter, les supporter, donner des références personnalisées, les accompagner, intervenir en situation de crise et plus encore. Ainsi, lorsqu’un.e étudiant.e ou un.e de ses ami.e.s ne va pas bien, il ou elle a le réflexe de venir vers moi puisque je fais partie de son réseau de contacts.

Dans le contexte de la covid-19, je reste disponible pour les étudiant.e.s qui ont des questions face aux nombreux changements, ceux et celles qui ressentent le besoin de parler ou de se changer les idées tout simplement. J’ai aussi participé à des activités plus ludiques en ligne. Je continue à travailler au développement des services psychosociaux du Cégep avec ma collègue, Caroline Ouellet, et je réponds aux mandats ponctuels qui me sont octroyés dû à la situation.

Je me vois comme une alliée, une personne de confiance contactée par les étudiant.e.s pour les aider à avoir des réponses à leurs questionnements, à être entendus et rassurés face à tout ce contexte dans la plus grande des simplicités.

Je me sens pleine de gratitude et de reconnaissance face à ce que la vie m’apporte. M’épanouir professionnellement et mettre à contribution mes acquis dans la région tout en étant proche de ma famille me remplit de joie. »

🌈 Portrait 8: Alice Tanguet 🌈

Originaire des Cévennes dans le sud de la France, elle a passé 9 ans à Québec avant de poser ses valises à Matane en mai 2018.

« En ce moment particulièrement, mon rôle est d’appuyer le conseil et l’administration de la MRC lorsqu’il vient le temps de communiquer aux citoyens les décisions et mesures prises par la MRC qui affectent ou concernent la population. Je conçois des outils (communiqués, visuels, avis, messages) pour le public et les entreprises afin qu’ils connaissent les aides et l’accompagnement que l’équipe de la MRC peut leur fournir pendant cette période de crise. Les bureaux sont fermés, mais nos équipes sont au travail pour soutenir du mieux qu’elles le peuvent les Mataniens dans cette épreuve.

Le défi principal est la diversité de publics cibles (entreprises et particuliers, municipalités rurales et territoire de Matane). De plus, nous sommes pour la plupart en télétravail, donc il faut en plus s’adapter rapidement à une nouvelle façon de collaborer et de se coordonner!

Je suis très fière en ce moment de voir la mobilisation du milieu, des citoyens et l’élan de solidarité et d’entraide. C’est un honneur de pouvoir collaborer avec l’équipe de la MRC, les organismes, les partenaires, les municipalités et les citoyens pour que l’on réussisse ensemble à s’en sortir.

Je suis fière d’être Matanienne »

Merci pour votre apport dans notre communauté Matanienne!

Le SANAM présente… Pâques autour du monde!

À compter du 8 avril, le SANAM présentera une série de publications sur sa Page Facebook pour faire connaître les célébration de Pâques autour du monde!

Nous avons demandé à des nouveaux arrivants de nous partager les traditions qui entourent cette fête dans leur pays d’origine. Nous avons eu beaucoup de plaisir à les découvrir et espérons que vous en aurez autant!

Découvrez les traditions de Pâques :

> MOLDAVIE <

> BRÉSIL <

> ARMÉNIE <

> MARTINIQUE <

> BURKINA FASO <

> ÉGYPTE <

> MEXIQUE <

Le SANAM souligne la semaine d’action contre le racisme – mars 2020

Depuis le début de la pandémie de la COVID-19, une grande vague de solidarité et d’entraide a vu le jour au sein de nos communautés québécoises. En parallèle, on observe une montée des discours haineux et racistes anti-asiatiques sur les médias sociaux. Le SANAM veut donc célébrer à sa façon la semaine d’action contre le racisme ( 21 au 31 mars 2020).

Pour ce faire, une série de capsules informatives de sensibilisation ont été publiées sur notre page facebook. En voici donc un résumé:

JOUR 1: Qu’est-ce que le racisme?


JOUR 2: Documentaire « Briser le code » de Fabrice Vil

Synopsis: « Briser le code » est un documentaire qui vise à faire prendre conscience à la majorité québécoise qu’il existe encore en 2019, pour les personnes racisées et autochtones, un code à suivre. Un code pour éviter le plus possible d’être discriminés, un code pour ne pas déranger… Car même si le Québec est l’un des endroits les plus ouverts au monde, il n’est pas parfait.

Le documentaire est disponible sur Télé-Québec via le lien suivant: https://zonevideo.telequebec.tv/a-z/913/briser-le-code

Des capsules ainsi qu’un balado sont aussi disponibles, le tout ayant pour objectif de conscientiser et d’ouvrir le dialogue autour des enjeux liés au racisme. On donne ici la parole à divers protagonistes qui nous expliquent ce code qu’ils doivent suivre en adoptant des comportements pour se protéger des préjugés, de la discrimination et des micro-agressions, et pour se fondre, sans déranger, dans la majorité blanche.

Dix capsules web expliquent et clarifient, sous forme de lexique et sur un ton très convivial, des concepts souvent mal cernés comme l’appropriation culturelle ou le racisme systémique.

La série en baladodiffusion propose six témoignages inédits et interpellant sur « le déclic », cet instant précis où une personne racisée réalise qu’elle doit se comporter d’une certaine manière pour être bien perçue dans la société.

Bande annonce

JOUR 3: Quelques idées de lectures sur la thématique du racisme

📣 »La couleur des sentiments » de Kathryn Stockett
📣 »La Tache » de Philip Roth
📣 »Entre chiens et loups » de Malorie Blackman
📣 »Fille noire, fille blanche » de Joyce Carol Oates
📣 « Le pouvoir noir » de Malcom X
📣 »Sommes-nous tous racistes?: Psychologie des racismes ordinaires » de Jacques-Philippe Leyens
📣 »Le racisme expliqué à ma fille » de Tahar Ben jelloun

Tous ces ouvrages sont disponibles sur Les libraires : https://www.leslibraires.ca/


JOUR 4: Série de capsules de sensibilisation « Le racisme, c’est pas sport! » conçues spécialement pour les enfants 

Synopsis: Dans l’équipe des Chaussettes vertes de big ball, tous les joueurs se ressemblent sauf Nikan, qui porte des plumes. Du fait de son origine, il est toujours assigné au même poste, en défense, jusqu’au jour où il a l’opportunité de prouver sa valeur en attaque.

Épisode 1 : « Tous différents, tous égaux »

Les 4 autres épisodes sont disponibles sur le site « Les fondamentaux » sur lien suivant: https://lesfondamentaux.reseau-canope.fr/…/le-racisme-cest-…

Portrait de Catherine Matte ::: une bénévole engagée dans sa communauté d’adoption !

Montréal, le début de toute une vie palpitante

Originaire de Montréal, Catherine Matte est la cadette d’une famille de trois enfants. Elle a eu une enfance très heureuse avec sa sœur aînée et son frère benjamin. C’est tout naturellement qu’elle poursuit des études à l’Université de Montréal en psychologie et sciences de la pédagogie. À la suite de cela, elle débute une carrière d’enseignante de français en classe de secondaire. Toutefois, après deux ans en poste, elle décide de prendre sa retraite prématurément, car elle ne se voit pas enseigner pendant trente-cinq ans. Peu après, elle reprend les études et complète une licence en lettres option espagnol. Pendant ces années, Catherine s’implique dans un projet de jumelage linguistique avec un couple argentin, une expérience qui durera cinq ans.

 « Le prof d’espagnol, qui était très cool à l’époque, avait demandé si quelqu’un voulait pratiquer son espagnol en échange de cours de français. C’était un chirurgien avec sa femme d’Argentine qui habitaient près de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Après cinq ans, ils parlaient français même s’ils n’étaient pas bilingues ! » m’affirme Catherine avec une certaine fierté.

Après l’obtention de sa licence, le parcours atypique de Catherine se poursuit sur plusieurs années et elle se laisse guider par sa curiosité intellectuelle. Elle se lance dans l’apprentissage de l’allemand durant cinq ans au Goethe-Institut ; explore le domaine du social en complétant un cours de travailleuse sociale, exerce avec les alcooliques et les toxicomanes à l’hôpital Domrémy ; elle revient vers l’enseignement du français dans une école juive et se tourne même vers le métier d’agente immobilière. Elle essaye, approfondit, s’accorde une pause, tâte, mais surtout reste libre de faire ce qui l’anime, ce qui la passionne sur le moment. Elle vit tout simplement. Une vie où elle se permet d’explorer ses envies du moment !

L’enseignement, un retour à ses anciennes amours !

Après la mort de sa mère en 1995, Catherine déménage dans la région de Lanaudière. Elle s’installe dans son chalet qu’elle transforme progressivement en résidence principale et revient à l’enseignement.

Durant les années passées à Montréal, Catherine a pu consolider sa relation avec des camarades de promotion, rencontrées lors des années de baccalauréat et devenues amies avec le temps, « un gang d’amies qui se sont surnommées : les eulaliennes » comme elle aime si bien le dire.

« Les filles de ma gang, avec qui j’ai fait mon bac, on se voit encore assez régulièrement, au moins une fois par année. C’est comme si on s’était vu la veille ! Quand elles ont pris leur retraite en enseignement, moi j’y suis retournée, c’est ce qui était le plus drôle. Elles n’en revenaient pas ! Et j’y suis restée dix-sept ans. J’ai pris ma retraite dernièrement. »

Catherine faisait du remplacement dans différents établissements scolaires. Elle a donc connu une trentaine d’écoles. Autant dire qu’elle ne s’est pas ennuyée et a pu rencontrer beaucoup de monde ! Dix-sept ans plus tard, elle prenait sa retraite et s’installait dans la région des Laurentides.

Matane : un appel du cœur, un retour à la famille

En février 2017, la filleule de Catherine, Julie Vaillancourt, déménage pour des raisons professionnelles à Matane avec Iseult sa fille de 2 ans. Pour Catherine, c’est le début de nombreux allers-retours entre les Laurentides et La Matanie. En effet, elle souhaite conserver le lien fort qui la relie à sa famille et voir grandir Iseult, qu’elle considère comme sa petite-fille. Ce sont les prémices d’une merveilleuse histoire d’amour entre Catherine et Matane. Finalement, elle cède au charme de cette petite ville dans laquelle sa filleule, Julie, semble s’épanouir et décide de s’y installer en juillet 2018. Un autre déménagement, me direz-vous ! Mais cette fois-ci, c’est le dernier !

« À un moment donné, on s’est dit avec Julie : on achète une maison. Et on a trouvé exactement ce qu’on voulait, la maison de nos rêves. Une maison où je me sens chez nous ! Dans les faits, je suis venue à Matane pour voir grandir ma petite-fille, ma Toupinette, et je n’ai aucun regret. Tout est parfait. On a un terrain magnifique, un gazebo, un cabanon, des canards, des centaines de fleurs, des arbres fruitiers, et de la rhubarbe en masse ! …Et un potager ! » m’explique Catherine.

Une semaine après son installation, Catherine est invitée, par le biais de Julie, à un barbecue. Elle y fait la connaissance de Ghislain, Mathieu, Jérémy, Isabelle et ses enfants Léo et Juliette. Très vite, elle se crée un réseau social qui se voit consolidé par sa participation à différentes activités organisées par Rézo Matanie.

« Si tu me demandes si j’aime Matane, c’est comme si j’y avais toujours vécu… J’adore Matane ! Probablement parce que ça faisait un an et demi que j’en entendais parler ! Je suis arrivée le samedi, le lundi j’allais m’acheter une tondeuse. En sortant du magasin, le monsieur m’a saluée avec un beau sourire. Je me suis dit que les gens étaient bien sympathiques ici. Je me suis mise à faire la même chose. Moi aussi je saluais tout le monde ! » me raconte Catherine en riant.

Ces différentes rencontres permettent à Catherine de s’impliquer progressivement dans différents organismes communautaires. En août 2018, elle intègre le « Groupe d’entraide de La Matanie » (GEM) anciennement appelé « l’Accorderie » en tant que bénévole puis en tant que membre du conseil d’administration. Elle obtient même le prix de la bénévole de l’année 2018 (« le prix de la demi-année » comme elle aime si bien le dire), organisé par la Ville de Matane. Elle s’implique également auprès du « Centre d’action bénévole de La Matanie » (CAB) à plusieurs niveaux : la production des horaires du télébonjour ; les appels pour le télébonjour, la popotte roulante et les petits givrés ; le comité activité contact et remplace même la réceptionniste de février à mars 2019. Enfin, en août 2019, elle intègre le conseil d’administration de l’École de musique de Matane pour être en contact avec le milieu culturel.

Autant dire que Catherine ne chôme pas et que son implication dans la communauté matanaise lui tient à cœur !

Un apport certain durant ce temps de crise

Tandis que la crise mondiale causée par la pandémie de la COVID-19 fait rage, Catherine ne déroge pas de ses engagements au sein du CAB. En effet, en ces temps de distanciation physique, ils sont jugés plus qu’essentiels.

Quelques fois par mois, elle débute à 8 h avec le télébonjour. Il s’agit d’effectuer une trentaine d’appels à des aînées pour s’assurer qu’ils se portent bien et pour briser l’isolement. Parmi les personnes appelées, plusieurs reçoivent également du soutien de proches (enfants ou petit-enfants). Pour les autres, Catherine n’hésite pas à leur proposer un appel téléphonique supplémentaire pour diminuer leur sentiment de solitude et leur anxiété face à ce danger invisible. 

Puis, l’école à la maison commence. Forte de son expérience en enseignement, Catherine a concocté tout un programme pour sa Toupinette de 5 ans : écriture des lettres de l’alphabet et des chiffres ; jeux éducatifs, libres, de bricolages ; activités physiques à l’extérieur ; arts plastiques ; chasse aux arcs-en-ciel dans les rues de Matane en voiture ; après-midi sieste ; beaucoup de rires et plus encore ! Une aide très appréciée de la part de Julie, qui, depuis le 25 mars 2020, est en télétravail.

«  Un grand merci pour ton implication dans la communauté matanienne. Nous sommes chanceux de te compter parmi nous. Nous te souhaitons de vivre encore plein de printemps avec ta Toupinette! »