Le SANAM souligne la semaine d’action contre le racisme – mars 2020

Depuis le début de la pandémie de la COVID-19, une grande vague de solidarité et d’entraide a vu le jour au sein de nos communautés québécoises. En parallèle, on observe une montée des discours haineux et racistes anti-asiatiques sur les médias sociaux. Le SANAM veut donc célébrer à sa façon la semaine d’action contre le racisme ( 21 au 31 mars 2020).

Pour ce faire, une série de capsules informatives de sensibilisation ont été publiées sur notre page facebook. En voici donc un résumé:

JOUR 1: Qu’est-ce que le racisme?


JOUR 2: Documentaire « Briser le code » de Fabrice Vil

Synopsis: « Briser le code » est un documentaire qui vise à faire prendre conscience à la majorité québécoise qu’il existe encore en 2019, pour les personnes racisées et autochtones, un code à suivre. Un code pour éviter le plus possible d’être discriminés, un code pour ne pas déranger… Car même si le Québec est l’un des endroits les plus ouverts au monde, il n’est pas parfait.

Le documentaire est disponible sur Télé-Québec via le lien suivant: https://zonevideo.telequebec.tv/a-z/913/briser-le-code

Des capsules ainsi qu’un balado sont aussi disponibles, le tout ayant pour objectif de conscientiser et d’ouvrir le dialogue autour des enjeux liés au racisme. On donne ici la parole à divers protagonistes qui nous expliquent ce code qu’ils doivent suivre en adoptant des comportements pour se protéger des préjugés, de la discrimination et des micro-agressions, et pour se fondre, sans déranger, dans la majorité blanche.

Dix capsules web expliquent et clarifient, sous forme de lexique et sur un ton très convivial, des concepts souvent mal cernés comme l’appropriation culturelle ou le racisme systémique.

La série en baladodiffusion propose six témoignages inédits et interpellant sur « le déclic », cet instant précis où une personne racisée réalise qu’elle doit se comporter d’une certaine manière pour être bien perçue dans la société.

Bande annonce

JOUR 3: Quelques idées de lectures sur la thématique du racisme

📣 »La couleur des sentiments » de Kathryn Stockett
📣 »La Tache » de Philip Roth
📣 »Entre chiens et loups » de Malorie Blackman
📣 »Fille noire, fille blanche » de Joyce Carol Oates
📣 « Le pouvoir noir » de Malcom X
📣 »Sommes-nous tous racistes?: Psychologie des racismes ordinaires » de Jacques-Philippe Leyens
📣 »Le racisme expliqué à ma fille » de Tahar Ben jelloun

Tous ces ouvrages sont disponibles sur Les libraires : https://www.leslibraires.ca/


JOUR 4: Série de capsules de sensibilisation « Le racisme, c’est pas sport! » conçues spécialement pour les enfants 

Synopsis: Dans l’équipe des Chaussettes vertes de big ball, tous les joueurs se ressemblent sauf Nikan, qui porte des plumes. Du fait de son origine, il est toujours assigné au même poste, en défense, jusqu’au jour où il a l’opportunité de prouver sa valeur en attaque.

Épisode 1 : « Tous différents, tous égaux »

Les 4 autres épisodes sont disponibles sur le site « Les fondamentaux » sur lien suivant: https://lesfondamentaux.reseau-canope.fr/…/le-racisme-cest-…

Portrait de Catherine Matte ::: une bénévole engagée dans sa communauté d’adoption !

Montréal, le début de toute une vie palpitante

Originaire de Montréal, Catherine Matte est la cadette d’une famille de trois enfants. Elle a eu une enfance très heureuse avec sa sœur aînée et son frère benjamin. C’est tout naturellement qu’elle poursuit des études à l’Université de Montréal en psychologie et sciences de la pédagogie. À la suite de cela, elle débute une carrière d’enseignante de français en classe de secondaire. Toutefois, après deux ans en poste, elle décide de prendre sa retraite prématurément, car elle ne se voit pas enseigner pendant trente-cinq ans. Peu après, elle reprend les études et complète une licence en lettres option espagnol. Pendant ces années, Catherine s’implique dans un projet de jumelage linguistique avec un couple argentin, une expérience qui durera cinq ans.

 « Le prof d’espagnol, qui était très cool à l’époque, avait demandé si quelqu’un voulait pratiquer son espagnol en échange de cours de français. C’était un chirurgien avec sa femme d’Argentine qui habitaient près de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Après cinq ans, ils parlaient français même s’ils n’étaient pas bilingues ! » m’affirme Catherine avec une certaine fierté.

Après l’obtention de sa licence, le parcours atypique de Catherine se poursuit sur plusieurs années et elle se laisse guider par sa curiosité intellectuelle. Elle se lance dans l’apprentissage de l’allemand durant cinq ans au Goethe-Institut ; explore le domaine du social en complétant un cours de travailleuse sociale, exerce avec les alcooliques et les toxicomanes à l’hôpital Domrémy ; elle revient vers l’enseignement du français dans une école juive et se tourne même vers le métier d’agente immobilière. Elle essaye, approfondit, s’accorde une pause, tâte, mais surtout reste libre de faire ce qui l’anime, ce qui la passionne sur le moment. Elle vit tout simplement. Une vie où elle se permet d’explorer ses envies du moment !

L’enseignement, un retour à ses anciennes amours !

Après la mort de sa mère en 1995, Catherine déménage dans la région de Lanaudière. Elle s’installe dans son chalet qu’elle transforme progressivement en résidence principale et revient à l’enseignement.

Durant les années passées à Montréal, Catherine a pu consolider sa relation avec des camarades de promotion, rencontrées lors des années de baccalauréat et devenues amies avec le temps, « un gang d’amies qui se sont surnommées : les eulaliennes » comme elle aime si bien le dire.

« Les filles de ma gang, avec qui j’ai fait mon bac, on se voit encore assez régulièrement, au moins une fois par année. C’est comme si on s’était vu la veille ! Quand elles ont pris leur retraite en enseignement, moi j’y suis retournée, c’est ce qui était le plus drôle. Elles n’en revenaient pas ! Et j’y suis restée dix-sept ans. J’ai pris ma retraite dernièrement. »

Catherine faisait du remplacement dans différents établissements scolaires. Elle a donc connu une trentaine d’écoles. Autant dire qu’elle ne s’est pas ennuyée et a pu rencontrer beaucoup de monde ! Dix-sept ans plus tard, elle prenait sa retraite et s’installait dans la région des Laurentides.

Matane : un appel du cœur, un retour à la famille

En février 2017, la filleule de Catherine, Julie Vaillancourt, déménage pour des raisons professionnelles à Matane avec Iseult sa fille de 2 ans. Pour Catherine, c’est le début de nombreux allers-retours entre les Laurentides et La Matanie. En effet, elle souhaite conserver le lien fort qui la relie à sa famille et voir grandir Iseult, qu’elle considère comme sa petite-fille. Ce sont les prémices d’une merveilleuse histoire d’amour entre Catherine et Matane. Finalement, elle cède au charme de cette petite ville dans laquelle sa filleule, Julie, semble s’épanouir et décide de s’y installer en juillet 2018. Un autre déménagement, me direz-vous ! Mais cette fois-ci, c’est le dernier !

« À un moment donné, on s’est dit avec Julie : on achète une maison. Et on a trouvé exactement ce qu’on voulait, la maison de nos rêves. Une maison où je me sens chez nous ! Dans les faits, je suis venue à Matane pour voir grandir ma petite-fille, ma Toupinette, et je n’ai aucun regret. Tout est parfait. On a un terrain magnifique, un gazebo, un cabanon, des canards, des centaines de fleurs, des arbres fruitiers, et de la rhubarbe en masse ! …Et un potager ! » m’explique Catherine.

Une semaine après son installation, Catherine est invitée, par le biais de Julie, à un barbecue. Elle y fait la connaissance de Ghislain, Mathieu, Jérémy, Isabelle et ses enfants Léo et Juliette. Très vite, elle se crée un réseau social qui se voit consolidé par sa participation à différentes activités organisées par Rézo Matanie.

« Si tu me demandes si j’aime Matane, c’est comme si j’y avais toujours vécu… J’adore Matane ! Probablement parce que ça faisait un an et demi que j’en entendais parler ! Je suis arrivée le samedi, le lundi j’allais m’acheter une tondeuse. En sortant du magasin, le monsieur m’a saluée avec un beau sourire. Je me suis dit que les gens étaient bien sympathiques ici. Je me suis mise à faire la même chose. Moi aussi je saluais tout le monde ! » me raconte Catherine en riant.

Ces différentes rencontres permettent à Catherine de s’impliquer progressivement dans différents organismes communautaires. En août 2018, elle intègre le « Groupe d’entraide de La Matanie » (GEM) anciennement appelé « l’Accorderie » en tant que bénévole puis en tant que membre du conseil d’administration. Elle obtient même le prix de la bénévole de l’année 2018 (« le prix de la demi-année » comme elle aime si bien le dire), organisé par la Ville de Matane. Elle s’implique également auprès du « Centre d’action bénévole de La Matanie » (CAB) à plusieurs niveaux : la production des horaires du télébonjour ; les appels pour le télébonjour, la popotte roulante et les petits givrés ; le comité activité contact et remplace même la réceptionniste de février à mars 2019. Enfin, en août 2019, elle intègre le conseil d’administration de l’École de musique de Matane pour être en contact avec le milieu culturel.

Autant dire que Catherine ne chôme pas et que son implication dans la communauté matanaise lui tient à cœur !

Un apport certain durant ce temps de crise

Tandis que la crise mondiale causée par la pandémie de la COVID-19 fait rage, Catherine ne déroge pas de ses engagements au sein du CAB. En effet, en ces temps de distanciation physique, ils sont jugés plus qu’essentiels.

Quelques fois par mois, elle débute à 8 h avec le télébonjour. Il s’agit d’effectuer une trentaine d’appels à des aînées pour s’assurer qu’ils se portent bien et pour briser l’isolement. Parmi les personnes appelées, plusieurs reçoivent également du soutien de proches (enfants ou petit-enfants). Pour les autres, Catherine n’hésite pas à leur proposer un appel téléphonique supplémentaire pour diminuer leur sentiment de solitude et leur anxiété face à ce danger invisible. 

Puis, l’école à la maison commence. Forte de son expérience en enseignement, Catherine a concocté tout un programme pour sa Toupinette de 5 ans : écriture des lettres de l’alphabet et des chiffres ; jeux éducatifs, libres, de bricolages ; activités physiques à l’extérieur ; arts plastiques ; chasse aux arcs-en-ciel dans les rues de Matane en voiture ; après-midi sieste ; beaucoup de rires et plus encore ! Une aide très appréciée de la part de Julie, qui, depuis le 25 mars 2020, est en télétravail.

«  Un grand merci pour ton implication dans la communauté matanienne. Nous sommes chanceux de te compter parmi nous. Nous te souhaitons de vivre encore plein de printemps avec ta Toupinette! »

Nouvelles mesures jusqu'au 13 avril 2020

L’équipe du SANAM passe au télétravail pour se conformer aux nouvelles mesures gouvernementales annoncées le 23 mars 2020.

Jusqu’au 13 avril, nous continuerons à être disponibles par téléphone et par courriel. Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.

N’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions, nous sommes là pour vous soutenir durant cette période!

Nos coordonnées :
Fanny Allaire-Poliquin
📧 allairefanny@cgmatane.qc.ca
📞 418-566-9624

Sandrine Edmond
📧 edmondsandrine@cgmatane.qc.ca
📞 418-560-6042

Relocalisation temporaire et mesures préventives

En raison de la fermeture du Cégep de Matane due à la crise du coronavirus, les locaux du SANAM sont temporairement relocalisés à la MRC de La Matanie, située au 158 rue Soucy, Matane (2e étage). Pour nous joindre par téléphone, vous pouvez nous contacter via le 418-562-6734 :

  • Sandrine Edmond, agente de développement à l’attractivité et l’intégration : poste 216
  • Fanny Allaire-Poliquin coordonnatrice : poste 212

Dans le souci de protéger la santé des nouveaux arrivants et de notre équipe, nous suivons régulièrement l’évolution de la situation.

Afin de contribuer à prévenir et limiter la propagation de la COVID-19, voici quelques mesures prises par le SANAM :

  • Toutes les activités de groupe qui étaient prévues au cours des deux prochaines semaines ont été annulées
  • Les rencontres téléphoniques ou par visioconférence seront privilégiées
  • Les rencontres en personne se feront de manière à respecter les procédures recommandées :
    • Seulement si elles sont essentielles
    • En vérifiant au préalable si la personne revient d’un séjour à l’extérieur du Canada ou si elle présente des symptômes de la COVID‑19
    • En évitant le contact direct pour les salutations, comme les poignées de main
    • En gardant une distance d’un à deux mètres entre les personnes
    • En se lavant les mains avant et après une rencontre

Chaque personne et organisation a un rôle à jouer afin de diminuer les risques de propagation du virus.

Pour demeurer informés et connaître les mesures recommandées par le Gouvernement du Québec, visitez le : www.québec.ca/coronavirus

ANNULÉE – Soirée d’échange linguistique et cinéma !

Nous sommes dans l’obligation d’annuler cette activité.

Le lundi 16 mars, nous organisons un « 5 à 7 d’échange culturel et linguistique : espagnol – français ». À partir de 17h00, vous pouvez venir nous rejoindre au 2e étage de La Fabrique, située au 360 av. Saint-Jérôme à Matane.

Nous nous dirigerons ensuite au Cinéma Gaité (289 Rue Saint Pierre, Matane) pour aller voir le film « Dolor y Gloria », de Pedro Almodóvar, présenté en version originale (avec sous-titres français) par CinémAlice, à 19h00.
L’entrée au cinéma sera offerte aux participants venus au 5 à 7.

Synopsis : Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premiers amours, les suivants, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner. Prix d’interprétation masculine pour Antonio Banderas, Festival de Cannes 2019.

Lien pour bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=ixCIp0CcR5k

Portrait d’Aïssata Kagnassy ::: Quand la détermination amène à l’accomplissement de nos rêves!

Afin de clôturer le Mois de l’histoire des Noirs – février 2020, nous tenons à souligner l’apport des personnes immigrantes afro-descendantes dans notre communauté en Matanie. Pour faire écho à la thématique régionale du Bas-Saint-Laurent « Des histoires qui se rencontrent », nos chemins ont croisé ceux d’Aïssata Kagnassy, étudiante en tourisme au Cégep de Matane, qui nous partage la formidable épopée de sa venue au Québec.

Aïssata en habits traditionnels pour un mariage à Bamako

En 2018, Aïssata Kagnassy quittait sa famille afin de réaliser un rêve qu’elle chérissait depuis sa tendre enfance: voyager au Canada! Et qui plus est, étudier au Québec. La grande aventure commençait au Cégep de Matane. Un an plus tard, forte de sa détermination, elle convint sa sœur jumelle Fatoumata de la rejoindre à Matane en intégrant le programme d’Arts, lettres et communications.

Une enfance imprégnée par la chaleur de toute une famille

Aïssata Kagnassy est née à Bamako, capitale du Mali, dans une grande famille de 14 enfants. Le terme approprié serait d’ailleurs « famille élargie », car sœurs, frères, cousins, cousines, oncles, tantes, nourrices et chauffeurs, en bref tous ceux et celles résidant sous le même toit sont considérés comme membre à part entière de la « famille ». Cette particularité culturelle a imprégné toute l’enfance d’Aïssata. À vrai dire, ce sont sans doute les meilleurs souvenirs qu’elle conserve de sa terre natale et ceux qui ont forgé ses valeurs les plus profondes.

Originaire d’une famille malienne multiethnique, Aïssata habitait une maison familiale traditionnelle qui abritait une grande cour intérieure. Cet espace, placé au cœur de chaque habitation, est synonyme de rassemblement et de lieu de rencontre. On y reçoit la visite, on peut y boire le thé arabe en après-midi, on s’attelle à la préparation des repas en communauté tout en parlant de tissus traditionnels à la mode et bien sûr, on y mange en famille.  Les chambres sont spacieuses et permettent de coucher plusieurs membres de la famille.

« C’est très différent de la France et du Canada! Souvent, à partir de onze ans, les enfants veulent avoir leur propre chambre. Au Mali, peu importe l’âge, on peut dormir à quatre dans une chambre. La vie est super simple. » m’affirme avec sourire Aïssata.

Pour célébrer les événements qui sortent de l’ordinaire tel que les cérémonies de mariage, les familles se réunissent dans de grandes maisons familiales appelées « doubas » où elles passent tout un week-end à fêter les mariés. C’est dans ce cadre convivial, festif, basé sur le partage et le respect des aînés qu’a grandi Aïssata. Malgré la situation politique instable et la corruption présente au sein du pays, elle nous décrit le Mali comme une terre de liberté où il fait bon vivre et où chaque jour est apprécié à sa juste valeur.  

En 2009, Aïssata et sa sœur jumelle quittent, non pas sans regrets, leur pays natal pour rejoindre leur mère installée en France depuis plusieurs années. À cet instant précis, une nouvelle vie commence.

De Bamako à l’Île-de-France, de l’insouciance à la recherche d’excellence

À leur arrivée en France, Aïssata et Fatoumata s’installent avec leur mère et leur frère à Poissy pendant environ quatre à cinq mois. S’en suivent plusieurs déménagements et l’établissement dans la ville de Conflans-Sainte-Honorine, en Île-de-France. Le changement de rythme de vie est radical, le manque de chaleur humaine et l’absence de la grande famille se font vite ressentir. En l’espace de quelques années, Aïssata se focalise essentiellement sur sa réussite scolaire et développe un désir d’exceller dans tout ce qu’elle entreprend. Sa détermination et sa persévérance portent fruit et son succès fait la fierté de sa mère et même de toute une famille restée au Mali.

« Une fois j’ai amené mon bulletin à la maison, ma mère était super contente, elle pleurait presque de joie en voyant mes notes. J’ai surpris ma mère et ma tante restée au Mali en train de parler de moi. Ma mère lui disait : « Je sais que si je venais à mourir maintenant, Aïssata pourrait prendre soin de tous les autres, elle arriverait à tout gérer ». En entendant ça, je me suis dit que je devais continuer dans cette voie et qu’il fallait que j’y arrive coute que coute ».

Aïssata devient progressivement un membre de la famille dont on ne peut se passer en servant notamment d’intermédiaire entre ses parents et leur milieu de travail et en endossant le rôle de « conseillère d’orientation » pour les membres de sa famille. « Je m’occupe encore aujourd’hui des dossiers de demande d’étude en France de mes proches restés au Mali ». Elle s’implique également dans la mission locale de sa ville, organisme qui intervient dans l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et devient un modèle de persévérance scolaire dans sa communauté.

On voit se dessiner, peu à peu, le profil d’une future entrepreneure!

En 2018, à la suite d’un parcours scolaire exemplaire, Aïssata obtient une bourse lui donnant l’opportunité de poursuivre ses études supérieures au Canada.

L’aventure matanaise, un retour à la chaleur humaine!

Aïssata arrive à Montréal en août 2018 avec sa mère et son frère et passe proche de la mort! En effet, elle est hospitalisée trois jours à cause de la malaria. L’année scolaire commence sur les chapeaux de roues! Mais cette épreuve n’entrave pas la détermination de notre étudiante et sa soif de découvrir le Québec. Elle participe alors au projet de jumelage interculturel du Service d’accueil des nouveaux arrivants de La Matanie (SANAM) dans le but de s’intégrer au mieux dans la communauté.

« Le jumelage te permet de sortir et de rencontrer du monde. Ma marraine me proposait des activités différentes et variées. J’ai vraiment été enrichie par l’expérience d’Élisabeth, ses voyages et sa vision du monde! Maintenant c’est plus difficile de se voir, mais la relation me manque et son cochon d’Inde Pumba aussi ! »

Aïssata se reconnait un peu plus dans la culture québécoise. « Le Québec, Matane c’est un monde à part! Ça n’a rien à voir avec la France. Les gens sont super gentils et ne vont pas hésiter à te dire bonjour dans la rue! J’ai l’impression que tisser des liens avec les autres, c’est important! ».

Pour le futur, Aïssata aimerait créer une agence spécialisée dans le tourisme en Afrique avec, pourquoi pas, un partenariat avec le Québec!

En attendant, Aïssata se plait beaucoup à Matane!

Aïssata, nous te souhaitons une belle réussite dans tes projets! Merci d’enrichir notre communauté par ton apport culturel! Il est certain que tu seras une ambassadrice de Matane, peu importe où les vents de la vie te mèneront!

Formations sur les relations interculturelles offertes en mars

Le SANAM offrira une série de formations sur les relations interculturelles à divers intervenants de La Matanie en mars 2020.

La formation a pour but de comprendre le vécu des personnes immigrantes qui s’installent dans notre région et d’interpréter les différences culturelles afin de développer des interventions adaptées. La formatrice, Annie Demers Caron, dispensera cette formation de manière interactive et adapte le contenu à chacun des groupes.

DATES DES FORMATIONS :

Services municipaux et publics
9 mars 2020, 13 h 00 à 15 h 30
Lieu : Salle Rivière-Bonjour, sous-sol de la MRC de La Matanie

Cégep de Matane
10 mars 2020, 8 h 30 à 12 h 00 *inscription : par Omnivox avant le 3 mars
Lieu : Puits du Hall, Cégep de Matane

Organismes communautaires et d’employabilité
10 mars 2020, 13 h 15 à 16 h 30 *inscrivez-vous ici avant le 3 mars
Lieu : Salle Rivière-Bonjour, sous-sol de la MRC de La Matanie

Commission scolaire des Monts-et-Marées
17 mars 2020, 13 h 00 – 16 h 15
*inscription : transmettre votre nom et fonction à mdeschênes@csmm.qc.ca avant le 10 mars
Lieu : Salle des Commissaires, École Victor-Côté

Pour renseignements, contactez le SANAM à 418-562-1240, poste 2230

Ces formations sont offertes grâce au soutien du Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, dans le cadre du Programme Mobilisation-Diversité.