L’équipe du SANAM s’agrandit!

C’est avec une grande joie que nous vous présentons Sandrine Edmond qui vient de se joindre à l’équipe du SANAM à titre d’Agente de développement en attractivité et intégration!

Originaire de la Martinique, Sandrine est arrivée à Matane en décembre 2017 pour rendre visite à des amis et elle n’est jamais repartie! Forte d’un bagage académique et professionnel en développement agricole et rural, de ses expériences de travail au Ghana, en Inde, en France, en Martinique et au Québec, Sandrine a aussi un intérêt marqué pour l’interculturalisme ainsi que pour l’engagement social et communautaire. Elle est par ailleurs déjà très impliquée dans sa collectivité d’adoption et a développé une bonne connaissance de La Matanie et des enjeux territoriaux.

Sa propre expérience d’arrivée, d’adaptation et d’enracinement en Matanie, conjuguée à sa personnalité chaleureuse et accueillante, ainsi que son intérêt envers la culture québécoise, font d’elle une personne de choix. Les nouveaux arrivants, l’équipe et les collaborateurs du SANAM seront privilégié-es de pouvoir compter sur son apport tant attendu!

Bienvenue dans l’équipe Sandrine!

*un communiqué officiel suivra

Kim Bergeron ::: Quand région rime avec carrière!

Vous pouvez entendre sa voix tous les après-midis sur les ondes de Radio-Canada, la croiser en randonnée dans le Parc de la Gaspésie et avez de fortes chances de l’apercevoir dans un événement musical ou culturel de la région! Kim s’intéresse à tout et c’est probablement ce qui lui a valu le rôle d’animatrice à Radio-Canada Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine depuis le mois d’août dernier. Rencontrez cette néo-Matanaise installée ici depuis près de deux ans!

Originaire de Saint-Léonard-d’Aston, un petit village agricole dans le Centre-du-Québec, Kim n’avait qu’une seule idée en tête à l’âge de 9 ans : intégrer l’harmonie de son village. « J’ai tellement poussé pour entrer dans cette harmonie et quand j’ai pu le faire, ça a été décisif pour mon avenir! » La musique guide ensuite une grande partie de sa vie. De la clarinette au saxophone baryton, son instrument de prédilection, du classique au jazz, elle est aussi flûtiste et choriste dans le groupe de musique folk-traditionnelle La RéVolt pendant huit ans. Elle occupe aussi des emplois dans l’industrie musicale, puis sort même un mini-album en solo en 2009.

Après avoir réussi à vivre de sa passion pendant ces années, Kim décide de retourner sur les bancs d’école pour étudier en communications sociales à l’UQTR. Elle explore alors divers rôles dans les équipes de télévision et de radio et c’est au moment où elle essaie l’animation que les gens autour d’elle s’exclament :« Kim, tu es faite pour animer! C’est ton métier, y’a rien à redire! » « C’était une sorte de révélation autour de moi! », se rappelle la musicienne qui ne se doutait pas encore qu’elle commençait alors sa carrière radiophonique.

« Dans ce réseau, on dit tout le temps qu’il faut aller en région éloignée pour lancer sa carrière », explique-t-elle. C’est ce qu’elle décide en s’installant à Gaspé où elle anime à la radio communautaire pendant plus de deux ans. Elle vit alors son premier contact avec la Gaspésie et tombe en amour avec la région. Lorsqu’un poste de chroniqueuse culturelle s’ouvre à Matane pour Radio-Canada, Kim n’hésite pas une seconde et s’installe ici en 2017. Elle adore sa nouvelle équipe de travail et se plaît dans son nouveau rôle qui allie à la fois son intérêt pour la culture et la radio.

Curieuse de tout, Kim s’est rapidement intégrée dans le mode de vie matanien : « J’ai appris à découvrir ce que Matane avait à offrir et j’ai envie de rester! » Parmi les éléments qu’elle adore de la ville, il y a le festival PHOS, une épicerie qui offre des produits locaux, biologiques et écologiques comme l’Épicerie Toujours Dimanche, les nombreuses options de randonnées en montagne et la proximité de plusieurs événements musicaux comme le Festival Musique du Bout du Monde ou le Festival en chanson de Petite Vallée. Kim a aussi rencontré un Matanais avec qui elle a acheté une coquette maison dans le centre-ville de Matane et qui lui a fait découvrir le mode de vie matanais qu’elle aspirait tant à expérimenter davantage : « J’ai trouvé mon Matanais d’origine qui m’amène faire des tours de Jeep dans le bois! se réjouit-elle. Moi qui suis super intéressée par l’art et la culture contemporaine, je trippe tout autant à découvrir la musique country de mon chum! ».

On pourrait dire que Kim a le vent dans les voiles! À l’été 2019, ses performances à la radio l’ont amenée à être désignée animatrice pour l’émission Au cœur du monde. Ce qui la passionne de ce nouveau défi professionnel ? « Tout ce que je vais apprendre !!! » s’exclame-t-elle aussitôt!

Kim, tu es décidément à la bonne place! Ton authentique curiosité pour la région et le regard que tu poses sur celle-ci contribueront certainement à nourrir l’intérêt des gens d’ici à en apprendre plus sur leur pays. Bravo et bienvenue chez toi!

Ofelya Sargsyan ::: Faire découvrir la cuisine arménienne!

En mai dernier, vous avez sûrement entendu parler du fameux souper arménien qui s’est tenu à la Boulangerie Toujours Dimanche et dont les 40 places se sont envolées en à peine deux jours! Nous vous proposons de rencontrer la jeune femme extraordinaire qui se cache derrière cette nouvelle offre culinaire arménienne à Matane : la jeune Ofelya Sargsyan!

Ofelya Sargsyan

Originaire de la ville d’Ijevan en Arménie, Ofelya ne s’était jamais imaginée vivre à un autre endroit que dans son pays natal qu’elle chérit tant. Lorsqu’elle se maria avec Ilya, un Arménien d’origine devenu citoyen canadien, ils choisirent de tenter l’expérience canadienne. En octobre 2017, Ofelya posait ses valises à Matane. Elle ne se doutait pas encore qu’elle deviendrait maman dans l’année qui suivait et qu’elle créerait un engouement pour la cuisine arménienne chez les Matanais!

Même si la grande curiosité d’Ofelya l’a amenée à voyager dans plusieurs pays, déménager sur un autre continent représente une tout autre aventure avec son lot de défis! Mais l’amour est fort! L’histoire remonte à 2005 lorsqu’Ilya immigra à Matane avec une dizaine d’Arméniens pour travailler dans l’usine de taille de diamants qui venait alors d’ouvrir. Il aima tout de suite la ville pour sa tranquillité et sa proximité avec la nature et voulut y revenir même si l’usine ferma quelques années plus tard et qu’il du trouver du travail ailleurs au Québec. Il rencontra Ofelya lors d’un voyage en Arménie, puis ils se marièrent. C’est à ce moment que l’idée de vivre au Canada entra sérieusement dans la vie d’Ofelya.

Ofelya Sargsyan 7Titulaire d’une maîtrise en économie, Ofelya travaillait depuis plus de six ans dans une banque dans la capitale Erevan. En dehors de son emploi, la jeune professionnelle entretenait une vie très remplie : « J’avais beaucoup d’amies, je sortais tout le temps à l’opéra, au théâtre, faire du sport, je cuisinais pour de grandes réunions de famille, j’aidais au restaurant familial », raconte Ofelya. On peut tenter d’imaginer le contraste entre sa vie arménienne et celle matanaise, alors qu’elle ne connaissait personne à Matane au début et… que les concerts d’opéra sont plutôt rares ici !

Une fois arrivée, Ofelya débuta des cours de français pour se perfectionner dans cette langue qu’elle avait déjà apprise en Arménie et commença à se chercher un emploi. « Ma professeure de francisation, Mélanie Gagné, a été une personne d’une aide incroyable pour moi et je suis très contente que nous soyons devenues amies. Je tiens aussi à dire que Josée Lefrançois du Carrefour-Jeunesse Emploi m’a offert une aide précieuse pour ma recherche d’emploi, j’ai été très bien accompagnée », explique celle qui trouve que les rencontres qu’elle a faites depuis son arrivée ici sont humainement très riches. C’est finalement chez A&W qu’Ofelya a trouvé du travail en mars 2018 et elle y a trouvé des collègues qu’elle adore et une équipe qui l’a accueillie très chaleureusement.

S’adapter à un nouveau pays et à son nouveau rôle de mère!

Quelques mois après son arrivée ici, Ofelya apprenait qu’elle était enceinte! Elle ne cache pas que l’idée d’avoir un enfant loin de sa famille était plutôt stressante : « Nous nous sentions un peu seuls, Ilya et moi. Avoir un enfant lorsque ta famille est loin, c’est très difficile, mais ça nous a beaucoup rapprochés, on est devenus une équipe très forte », explique Ofelya. À la naissance de leur adorable fille Nane, les jeunes parents ont rapidement constaté qu’ils ne seraient pas laissés à eux-mêmes et que le soutien de l’équipe de médecins et d’infirmières allait être au-delà de leurs espérances. « Ce sont des gens incroyables, nous avons été très impressionnés par toute l’aide qu’on a eue! » s’exclame-t-elle.

Ofelya Sargsyan 6

Faire découvrir la cuisine arménienne

Comme si toutes ces nouveautés n’étaient pas suffisantes, Ofelya a décidé de se donner comme mission de faire connaître les saveurs arméniennes à la population matanaise, étant passionnée de cuisine. Sa bonne fée Mélanie Gagné a joué les entremetteuses entre elle et Marie Fortin de la Boulangerie Toujours Dimanche. De cette rencontre est née une belle collaboration et c’est ainsi que l’idée d’offrir un souper arménien à Matane a émergé! Le 19 mai dernier, les 40 convives qui avaient été les plus rapides à réserver un billet (et qui ont fait des jaloux) ont participé à un généreux souper arménien à la boulangerie. Plus de quinze plats différents se trouvaient sur la table! « En Arménie, on mange d’abord avec les yeux. Il faut que la table soit remplie et très belle. Je voulais aussi que les gens goûtent à plusieurs saveurs différentes », explique Ofelya qui a l’habitude de cuisiner pour sa famille très nombreuse et qui semblait tout à fait à l’aise dans son rôle de chef invitée. En attendant le prochain repas, pour les curieux, on retrouve désormais des produits arméniens à l’Épicerie Toujours Dimanche.

 

Organisatrice hors pair et quelque peu entrepreneure dans l’âme, cette collaboration est peut-être le germe de projets plus grands! Près d’un an et demi après avoir immigré à Matane, Ofelya dit que ses amies n’en reviennent tout simplement pas de tout ce qu’elle a pu accomplir depuis son départ : se trouver du travail, perfectionner son français, devenir maman, s’adapter à un nouveau pays, offrir des expériences culinaires arméniennes, se faire de nouvelles amies… Décidément, Ofelya est encore la jeune femme dynamique qu’elle était en Arménie… à notre grand bonheur!

Ofelya Sargsyan 3

Nous sommes très heureux de t’accueillir parmi nous, Ofelya! Nous te souhaitons du succès dans tout ce que tu entreprendras dans le futur!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain Gagnon : L’audace de choisir un mode de vie


Alain GagnonOriginaire de Sainte-Anne-des-Plaines dans les Laurentides, Alain a passé 20 ans à Montréal avant de faire le saut en région. L’ancien directeur de la programmation et des opérations au Club Soda commençait à souhaiter un changement de mode de vie depuis quelques années et la région semblait pouvoir répondre à ce besoin grandissant.

À l’automne 2018, Alain rencontra la délégation de La Matanie qui était présente à la Foire nationale de l’emploi à Montréal. Un mois plus tard, il mettait les pieds pour la première fois à Matane en participant à un séjour exploratoire. Il a alors un véritable coup de cœur lors de son expérience ici ; c’est une sorte de révélation pour lui! Il trouve ce qu’il cherchait depuis longtemps. « Les valeurs humaines que j’ai trouvées ici et l’authenticité des gens m’ont vraiment touché ». Après quatre jours passés à l’air salin à sillonner le territoire matanien, rencontrer plusieurs personnes qui ont choisi de vivre en Matanie et qui sont passionnées par leur coin de pays adoptif ou natif, Alain retourne à Montréal la tête et le cœur remplis par ce qu’il vient de vivre.

IMG_20181117_112708190-1

Séjour exploratoire en Matanie, novembre 2018

Après plusieurs années à se questionner sur ce qu’il souhaite pour son avenir et à envisager la vie en région, il croit alors avoir trouvé ce qui lui convient. À ce moment, même s’il n’a pas encore d’emploi à Matane, il préfère choisir un mode de vie et un lieu qui correspond à ses valeurs, puis il cherchera ensuite un emploi. « Normalement, on trouve un travail et on déménage. Moi, j’ai fait le contraire! C’est un peu fou! »

Pendant que sa motivation est au plus haut, Alain décide de faire le saut. En à peine deux semaines, son appartement est sous-loué, il trouve des preneurs pour ses meubles, fait ses valises, fête son départ avec ses amis Montréalais et sa famille et prend un billet d’autobus aller simple pour Matane!

Le 4 décembre, l’aventure matanaise commence, avec un certain mélange d’émotions, vous pouvez l’imaginer! Ce qui l’attend est inconnu, mais au fond de lui-même, Alain est convaincu qu’il fait le bon choix ; c’était maintenant ou jamais.

Son nouvel appartement l’attend et son arrivée ici se passe bien. Maintenant, le défi est de trouver un emploi! Ayant étudié en Cinéma et communications au Cégep et suite à une formation en technique d’ingénierie du son à l’école Musitechnic, Alain avait travaillé dans le domaine du multimédia durant quelques années chez Ubisoft, alors que la compagnie était à ses débuts. Puis, il constata que sa fibre artistique était incontournable. C’est alors qu’il œuvra au sein d’Ame Art, un organisme visant à favoriser le développement social et professionnel des artistes, et au Gesù pendant plusieurs années, comme adjoint à la direction, puis comme directeur de la programmation. Ces expériences le propulsèrent au Club Soda où il occupa le poste de Directeur de la programmation et des opérations durant 5 ans. L’effervescence du milieu culturel et artistique montréalais, le contact interculturel et les rencontres avec des artistes émergents le nourrissèrent grandement durant cette période.

Il arrive à Matane avec le souhait de contribuer au dynamisme local, au combat des petits commerces de proximité, ainsi qu’à la vie socioculturelle et communautaire. Les enjeux régionaux actuels le stimulent énormément et il désire trouver comment il peut y apporter du sien. Alain comprend rapidement que c’est en se créant un réseau de contacts qu’il trouvera sûrement sa place ici. En attendant de trouver l’emploi qui répondra à ses aspirations, Alain s’implique dans des projets comme ARTS3, travaille chez McDonald et pour le diffuseur de spectacles Kaméléart. Sa persévérance portera fruit : en mars 2019 il obtient le poste de Directeur de la Chambre de commerce de la région de Matane. Bien heureux du déroulement des choses, il est convaincu que cet emploi lui permettra d’apporter du sien aux entrepreneurs, à la communauté et au dynamisme collectif. Les membres de la CCRM sont d’ailleurs invités à venir rencontrer le sympatique nouveau directeur le 18 avril 2019 lors d’un 6 à 8 à la Boulangerie Toujours Dimanche.

Alain Gagnon 2

Alain Gagnon dans ses nouvelles fonctions de Directeur de la Chambre de commerce de la région de Matane

Fait cocasse, Alain fera partie de la délégation qui se rendra à l’Événement Carrières les 10 et 11 avril prochains à Montréal pour promouvoir la région et les emplois disponibles. Étant donné qu’il avait lui-même entendu parler de La Matanie pour la première fois lors d’un salon de l’emploi à l’automne dernier, on peut dire qu’il sera très bien placé pour témoigner des possibilités professionnelles en région et du processus de migration de Montréal à Matane!

Déjà excellent ambassadeur de La Matanie, Alain nous démontre qu’un parcours atypique, une approche proactive et de l’audace peuvent parfois nous mener à atteindre ce que l’on cherche. Alain, on te souhaite de récolter tout le bonheur que tu as semé en choisissant de faire ce choix! Nous sommes très heureux de te compter parmi nous et la Chambre de commerce a certainement trouvé un directeur hors-pair. Ton parcours est assurément très inspirant et nous souhaitons qu’il aide d’autres à suivre leur instinct et à faire le choix des régions et de La Matanie!

Portrait : Luc Massicotte ::: Quand la synergie est là!

Luc Massicotte
Luc est né à Montréal. Il habitait Ville Lorraine depuis 2004, au nord de Montréal et est ingénieur industriel. Pendant huit ans il a travaillé à son compte dans sa boîte de consultation spécialisée dans l’amélioration continue des processus d’affaires. Il y a quelques années, il a commencé à planifier sa réorientation professionnelle. C’est en dénichant une offre d’emploi pour un poste de Conseiller en écologie industrielle à la SADC de la région de Matane qu’il décida de postuler! C’était peut-être l’occasion qu’il cherchait : il allait pouvoir se rapprocher de sa fille qui habite à Gaspé, quitter le trafic et relever un nouveau défi professionnel qui le stimulait énormément. Un déménagement, ça peut prendre du temps à se planifier… sauf quand on se fait embaucher plus vite que l’on croyait! Alors hop! À l’été 2017, Luc fermait son entreprise, commençait son contrat et déménageait à Matane! Voici le début d’une belle aventure.

Proactif et ouvert, Luc avait comme objectif de s’intégrer rapidement à son nouveau milieu. La première semaine de son arrivée, il ne tarda à aller dans les 5 à 7 à la Fabrique, se joindre aux Dîners de l’amitié organisés par les Cuisines collectives, puis essayer le Ultimate Frisbee, se joindre aux activités Rézo Matanie et du Groupe d’entraide Matanie. Conjugué à l’accueil chaleureux que lui ont réservé ses collègues de la SADC, le résultat est impressionnant! Même Luc ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi rapide : en quelques mois à peine, il se lie d’amitié avec plusieurs personnes, son agenda est rempli d’activités toutes les semaines, il s’implique dans le conseil d’administration des cuisines collectives et de Ultimate Matane, ainsi que dans le comité consultatif en environnement de la ville de Matane! Tout ça, en plus de travailler dans le cadre de son emploi au développement du nouveau Projet Synergie Matanie, un projet novateur d’économie circulaire.

« Où trouve-t-il tout ce temps, vous demanderez-vous? » Luc explique : « À Ville Lorraine, je passais parfois deux à trois heures par jour dans le trafic. Quand je suis déménagé ici, j’ai retrouvé ces heures perdues et je peux les investir dans ce qui me plaît vraiment et dans les causes qui me tiennent à coeur »! Selon Luc, sa qualité de vie s’est grandement améliorée depuis son arrivée. Habitant au centre-ville, il se rend partout à pied ou à vélo, ce qui lui donne le temps de découvrir les charmes de Matane.

Il constate que le mode de vie d’ici favorise beaucoup plus l’implication sociale et communautaire, car il trouve que les gens sont moins centrés sur leurs besoins individuels et ont plus de temps. « En ville, tu es une goutte dans l’océan, mais ici, tu es un éléphant dans la piscine », s’exclame-t-il en riant! En s’impliquant et en participant aux événements, on rencontre beaucoup de gens et on revoit souvent les mêmes personnes. Ça favorise la création de liens, ça nous tisse chaque fois plus serrés et ça donne le goût de s’impliquer pour la collectivité.

Visiblement bien heureux de vivre ici, au printemps 2018, Luc a pris la décision de rester définitivement à Matane. « Je n’accepterais pas de voir ma qualité de vie diminuer, maintenant que je bénéficie de tout ça, explique-t-il. En plus, j’ai rencontré l’amour! » Cette surprise dans sa vie aide sûrement la balance à pencher du côté « rester », mais ça complète aussi un tout… c’est ce qu’on appelle la synergie!

On te souhaite bien du bonheur ici Luc! La Matanie est plus unie grâce à toi!

Regarder devant et faire sa vie aux Méchins! ::: Portrait de Marthe

Houssouhon Marthe Lengane1

C’est au jeune âge de 20 ans que Pawontore Marthe Houssouhon Lengane, ou Marthe en plus court, quitte le Burkina Faso pour aller étudier toute seule à Montréal. Ce changement de vie drastique, elle y était mentalement préparée ; c’est « sa destinée » qui se concrétise. Depuis ses 8 ans, elle sait que ses parents prévoient l’envoyer étudier au Canada afin d’offrir à leur fille unique l’avenir le plus prometteur qui soit.

Il y a de cela 3 ans, c’est avec des sentiments partagés qu’elle quitte donc tout ce qu’elle connaît, ses racines, son pays et ses proches. Son père, une personne très spéciale et importante dans sa vie, Sarah, sa sœur adoptive avec laquelle elle partage tout et ses quatre frères cadets vont terriblement lui manquer. Elle raconte qu’au moment de partir « tu te poses plein de questions, tu as peur, tu ne sais pas ce qui t’attend ». Ces appréhensions se mélangent avec une hâte et une grande excitation de découvrir sa nouvelle vie. Par chance, elle a un peu de famille au Québec et elle vit avec sa tante Mariam Simbre durant la première année de ses études à l’Université de Montréal en Économie. Elle change ensuite de branche et étudie à l’institut TECCART en Soutien technique informatique, tout en travaillant pour gagner sa vie.

Malgré la neige, la chaleur des gens

Ayant grandi dans un pays où la chaleur est présente à l’année longue, les hivers et le froid deviennent vite un enjeu. « Pour moi, l’hiver commençait l’automne ! Je portais même deux à trois paires de jeans en même temps quand je suis arrivée à Montréal », s’exclame Marthe en riant. Maintenant, elle dit adorer la neige! C’est d’ailleurs grâce au soutien de plusieurs personnes que son expérience se passe bien. Elle tient à souligner l’aide précieuse que Serge Racine, son amie Monika et la famille Bancé lui ont apportée pour son déménagement. Marthe se fait plusieurs amies à Montréal et rencontre aussi la personne qui deviendra son fiancé moins de deux ans plus tard. « Depuis que je suis petite, j’ai toujours cru aux contes de fées et je savais que je trouverais un prince charmant qui m’aimerait à ma juste valeur, peu importe sa nationalité! Puis j’ai rencontré un oiseau rare, une personne qui est prête à tout pour les autres et pour moi. Il m’a beaucoup soutenue depuis qu’on se connaît » raconte-t-elle en pensant avec hâte à son mariage qui se tiendra cet été et se fera selon les traditions burkinabées.

Nouvelle vie entre Les Méchins et Matane

Le fiancé de Marthe travaille chez Verreault Navigation et Marthe a décidé de venir s’installer avec lui à Les Méchins. Arrivée depuis moins de deux mois en Matanie, elle s’intègre rapidement et dit voir son avenir ici. Elle est déjà impliquée dans des événements – elle a d’ailleurs défilé lors du dernier événement de Okavi Découverte de l’Afrique à Matane, elle fait du cheval à Les Méchins et a des projets plein la tête! Sa priorité est sa recherche d’emploi en administration ou en soutien informatique, mais vivre ici lui a aussi donné le goût d’entreprendre. Elle s’est lancée depuis mai dans l’exportation au Burkina Faso d’ordinateurs usagés remis à neuf, projet qu’on peut suivre sur Facebook au nom de Victoire Import Logistique.

Houssouhon Marthe Lengane6

© Photo Pierre-Mark Lavoie. Défilé de mode de la soirée OKAVI Découverte de l’Afrique à Matane, le 9 juin 2018

Marthe se dit extrêmement reconnaissante de cette chance qu’elle a de vivre ici et elle dit tout faire pour devenir cette femme que son père a vue en elle. « Mes expériences à Montréal m’ont forgées et maintenant je commence une nouvelle étape de ma vie, je suis certaine que je vais l’attaquer avec force, avec un époux merveilleux! ». Elle sait que tout cela n’aurait pas lieu sans le soutien indéfectible de son père et sans l’amour de sa mère, qui reste toujours aussi présente dans son cœur. Ses frères lui manquent, ses amies burkinabées aussi, mais Marthe fonce et regarde en avant!

Nous te souhaitons que tous tes rêves se réalisent! Bienvenue parmi nous, dans ton nouveau chez-toi, belle Marthe! 

 

Portraits et parcours

Dans la foulée des Journées des rencontres interculturelles de La Matanie, Radio-Canada ICI Gaspésie-Les-Îles a réalisé des portraits avec trois personnes issues de l’immigration qui vivent aujourd’hui à Matane. Rencontrez Damien, Viviane et Sandrine!

Pour entendre l’entrevue de Damiencliquez ici.

Pour entendre l’entrevue de Viviane, cliquez ici.

Pour entendre l’entrevue de Sandrine, cliquez ici.

Présentation1