Portrait d’un nouvel arrivant ::: Sébastien Lavoie, un jeune homme passionné, au service de la faune

Eugénie et SébastienOfficiellement installé à Matane depuis juillet dernier, Sébastien Lavoie, originaire de Dégelis au Témiscouata, est le nouveau directeur général de la Société de gestion de la rivière Matane (SOGERM). Portait d’un passionné, fier de relever de nouveaux défis.

Sébastien a un parcours académique captivant. Après son Baccalauréat en biologie à l’Université du Québec à Rimouski, Sébastien quitte son Bas-Saint-Laurent natal pour Québec, où il obtiendra un diplôme de deuxième cycle en foresterie. Depuis quelques années, il poursuit des études doctorales en biologie, s’intéressant aux effets de la forte densité d’orignaux sur l’écosystème. Son vaste territoire d’étude s’étend de la réserve faunique de Matane à la réserve faunique des Chic-Chocs en passant par la ZEC Cassault.

C’est durant ses études à la maitrise que Sébastien rencontre Eugénie Arsenault, alors étudiante au Baccalauréat en génie forestier et son bras droit dans son étude terrain sur la Côte-Nord. D’abord professionnelle, leur relation devient tout doucement personnelle. Comme Sébastien, Eugénie a des racines au Bas-Saint-Laurent (et en Gaspésie). Pour le jeune couple, l’appel du fleuve se fait de plus en plus sentir. Il y a presque un an, Eugénie obtient le poste d’ingénieure forestière à la MRC de La Matanie.

Au printemps suivant, ils participent tous les deux au séjour exploratoire de Place aux jeunes. Sébastien fait quelques contacts professionnels déterminants, il fait notamment la connaissance des dirigeants de la SOGERM, mais avoue terminer le séjour abattu.

« On m’a dit qu’avec un doctorat, je ne trouverais jamais d’emploi en région, qu’il valait mieux me recycler. J’étais découragé », se souvient-il.

Il décide alors de se relever les manches et de se concentrer sur la fin de son doctorat (plus ou moins deux ans d’étude et de rédaction). Quelques mois plus tard, la SOGERM le recrute pour diriger l’organisation. Il accepte le mandat, en plein cœur de la saison de pêche et quelques jours seulement après l’annonce de la remise à l’eau obligatoire.

« Les défis organisationnels étaient grands, mais tout de suite, j’ai adoré ça », souligne le directeur de 29 ans. « C’est une chance inouïe d’obtenir un poste comme celui-là dès mon entrée sur le marché du travail. Je constate que mes études et mes implications parascolaires étaient tout à fait pertinentes. »

Sébastien et Eugénie apprécient leur vie en Matanie. Ils songent s’établir, idéalement au centre-ville pour demeurer en harmonie avec leurs valeurs environnementales : une seule voiture, la possibilité de marcher ou faire du vélo pour se rendre au boulot et aux différents points de services sans utiliser la voiture. Bien intégré au sein de l’organisation et pleinement dévoué à la survie du saumon Atlantique, Sébastien profitera des hivers – périodes plus calmes – pour terminer son doctorat. Il admet avoir de nombreux projets et rêves en tête, professionnels et personnels, qu’il souhaite réaliser en compagnie d’Eugénie, avec, comme arrière-plan, le fleuve Saint-Laurent.

Ce portrait d’un nouvel arrivant est présenté par Marie-Claude Soucy, agente de migration Place aux Jeunes région Matane (PAJ). En complémentarité avec PAJ, qui s’adresse aux jeunes diplômés, le SANAM soutient plus spécifiquement les nouveaux arrivants de plus de 35 ans ainsi que les personnes immigrantes.

Cette série de portraits, réalisée conjointement, vise à faire rayonner le précieux apport des nouveaux arrivants de La Matanie au sein de leur communauté d’accueil.

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