Portrait ::: Marine et l’air salin de La Matanie

Dans la réserve faunique de Matane au printemps. Photo: Vikki de La Higuera.

Marine dans la réserve faunique de Matane. Crédit photo: Vikki de La Higuera.

Chaque année, plus d’une centaine d’étudiants internationaux – dont une majorité de Français – arrivent au Cégep de Matane pour y entreprendre un séjour d’études. Et chaque année, certains d’entre eux tombent sous le charme de la région et envisagent d’y demeurer une fois leur diplôme en poche. C’est le cas de Marine Grimaud, originaire de la ville de Quimper en Bretagne et finissante en Techniques de tourisme.

« Toute jeune, j’avais un intérêt pour les autres cultures – j’ai d’abord voulu devenir prof d’anglais. Par la suite, je me suis réorientée et me suis inscrite à une formation en animation et gestion touristique locale. Ça a été le coup de cœur! Et puis, il y a eu cette possibilité de m’inscrire pour une année au Cégep de Matane… » Marine n’a pas voulu rater l’opportunité de découvrir le Québec à partir d’une petite ville aux portes de la Gaspésie.

À la veille de son départ, elle était fébrile, d’autant plus qu’elle avait déjà pour projet de s’installer définitivement au Québec. « Tu sais ce que tu quittes, mais tu ne sais pas encore ce que tu gagnes », résume-t-elle. Déterminée, elle a choisi de foncer tête première dans l’aventure, avec passion et ouverture. Et l’expérience s’est révélée des plus positives…

Avant son arrivée, elle l’avoue avec un sourire en coin, elle entretenait une image plutôt folklorique du Québec. « J’avais en tête l’image du bûcheron, même si je savais bien que c’était un cliché », rigole-t-elle. Les différences culturelles sont bel et bien présentes, mais pas toujours là où elle s’y attendait. Dans la manière d’enseigner par exemple, qu’elle qualifie de plus concrète et mieux orientée vers le marché de l’emploi. Ou dans le type d’humour employé – l’ironie étant moins utilisée ici qu’elle peut l’être en France. Mais Marine se garde bien de trop comparer. « J’ai intégré le Québec dans ma culture », explique-t-elle.

En effet, elle s’est rapidement intégrée dans son nouvel environnement. Elle a participé à différentes activités proposées, dont le projet de jumelage Rézo des parrains et marraines, et en a profité pour tisser des liens étroits avec plusieurs Québécois. Son premier temps des Fêtes en tant qu’expatriée, elle l’a d’ailleurs vécu dans des familles de la région.

Car pour Marine, partir la découverte d’un nouveau pays est une excellente manière de combattre les élans de nostalgie qui ne manquent jamais de survenir. Ce qui lui manque le plus? Sa famille, ses amis et la cuisine française… Mais pour le reste? « Ça va », dit-elle simplement. L’air salin et les mouettes y sont : La Matanie est un deuxième chez soi tout naturel pour la jeune bretonne. Bientôt diplômée, elle espère trouver un emploi dans son domaine, idéalement au Bas-Saint-Laurent ou en Gaspésie. Parions qu’avec son dynamisme, elle ne manquera pas de dénicher des opportunités professionnelles à sa mesure. Bon succès, Marine!

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